Internationale

Togo: Respect de la constitution sans alternance politique

Togo-Eyadema

L’un des mouvements qui aura marqué et marquera pour toujours l’histoire de la vie politique africaine de ces dernières années est, « la mobilisation des peuples pour l’alternance démocratique à travers l’exigence du respect de l’ordre constitutionnel ».
Sauf que dans certains pays, au lieu de Permettre l’alternance démocratique, cette exigence du respect de la constitution conduit malheureusement au renforcement des pouvoirs en place, quelque soit la volonté du peuple de s’en débarrasser.

Pour cause, les gouvernants de ces pays avaient par velléités dictatoriales déjà réussi à faire sauter les dispositions qui devraient les empêcher de rester à vie au pouvoir.

C’est le cas du Togo où, contrairement à son mentor congolais Denis Sassou Nguesso qui se bât à changer la constitution pour rester à vie au pouvoir, Faure Gnassingbé s’était battu en grand défenseur de la loi fondamentale pour le conserver un pouvoir hérité de papa Ayadéma qui « paix à son âme », y a demeuré pendant plus de 32 ans jusqu’à sa mort.
Sa réélection au premier tour avec 58.77% de voix n’aura donc été qu’une simple formalité.
La timide mobilisation de l’opposition irresponsable et naïve qui, après avoir mollement demandé la révision de la constitution, a fini par faire le choix suicidaire du « boycott »; au grand bonheur des Eyademistes, rassurés de faire le plein de voix grâce à la même stratégie qui a marché pendant des décennies.

Un respect de la constitution qui permet au clan Eyadéma de conserver un pouvoir dont des femmes sont souvent obligées de se mettre nues pour dénoncer des pratiques répressives.

MCCD: Lomé

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