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Tel beau-père, tel gendre : Bongo-Sassou, deux médiateurs, deux pyromanes, deux pompiers

Sassou-Bongo

Le Congo et le Gabon sont deux pays voisins ayant en commun plusieurs traditions, coutumes, tribus et dont les peuples se considérant frères, se respectent réciproquement et s’entraident mutuellement.

Cette familiarité historique explique la migration croisée dans les deux territoires, des Congolais et des Gabonais qui n’ont jamais rencontré des problèmes ni des difficultés graves les empêchant d’étudier, de travailler, mieux de vivre dans chacun des deux pays.

Cela explique aussi le fait qu’en 1997, alors que le pays est plongé dans l’un des conflits politico-militaires les plus graves de son histoire, les Congolais, déterminés à retrouver la paix par le dialogue,  se retournent vers le président du Gabon feu El Hadj Omer Bongo. La confiance des Congolais en ce monsieur est totale à ce moment. Il est à la fois, « gendre » du chef rebelle Denis Sassou Nguesso et « frère » du président démocratiquement élu Pascal Lissouba.

Sauf que, ce que les pauvres congolais ne savent pas à ce moment : « le chrétien-musulman el Hadj Omar Bongo a pris cause et effet pour son beau-père général des armées et non pour son frère président démocratiquement élu ».

Dans une communication interpersonnelle contrôlée, destinée à préparer l’opinion nationale et internationale à la candidature en 2016 du dictateur Denis Sassou Nguesso, l’un des membres du clan, François Soudan, publiait dans Jeune Afrique le 06 mars 2013, un article intitulé « Congo : Sassou Nguesso candidat en 2016 ? », faisant les éloges du chef du clan.

Mais, ce qui a plus attiré l’attention du Noyau politique de la Voix du Peuple Libre, est le contenu du chapitre « Confidences d’un président »; chapitre dans lequel François Soudan retransmet mot à mot dans « Sueurs froides », les révélations que lui a faites le dictateur Denis Sassou Nguesso sur la « participation » de el Hadj Omar Bongo à la guerre qui fit de « centaines de milliers » de victimes innocentes congolaises.

Alors que le chef rebelle qui croirait perdre la guerre obtient le « Non » du président Laurent Désiré Kabila de lui donner une base par laquelle doit transiter le matériel militaire Angolais qui va bientôt tuer des milliers de Congolais, le médiateur international el hadj Omar Bongo dit « oui » à son beau-père.  Oui, les armes lourdes qui vont tuer des Congolais peuvent bien transiter par l’aéroport Gabonais de Franceville. A la seule condition que « le transbordement se fasse en deux nuits; pas une de plus ».

Et le dictateur de conclure « entre-temps, nous avions pris le petit aérodrome d’Owando où les armes ont pu être acheminées depuis le Gabon. Quinze jours plus tard, j’entrais dans Brazzaville. »

Toutes ces informations expliquent bien pourquoi l’autoproclamé médiateur Denis Sassou Nguesso sait bien jouer à la fois le rôle de pyromane et pompier dans le conflit centrafricain. « Le médiateur qui finance l’achat des armes et aide à leur transit ».

Il suit donc les pas de son gendre auprès de qui il a fait école à travers sa regrettée fille, paix à son âme, dont il dit dans cette interview être toujours inconsolable de la disparition. Ce qui est d’ailleurs juste pour tout père.

De ces révélations faites par le chef rebelle Denis Sassou Nguesso, nous retiendrons la « dignité » de notre frère voisin Laurent Désiré Kabila qui a su dire « Non » de participer au complot des tueries des Congolais, et la « trahison » du frère voisin Omar Bongo qui a dit « oui » de participer aux massacres de ses frères qui lui firent confiance pour les aider à trouver une issue pacifique au conflit.

Ne pouvant que respecter la tradition qui oblige de souhaiter un « repos en paix » à une âme disparue, le Noyau politique de la Voix du Peuple Libre, invite tous les combattants pour la liberté de notre peuple, à tenir compte de ces détails, afin de faire montre d’une grande lucidité dans le choix des hommes qui devraient un jour nous accompagner dans la voie du dialogue et de réconciliation pour résoudre ce vieux conflit politico-militaire que vit notre pays depuis des décennies.

Malgré la trahison d’Omar Bongo, qui se plaisait d’être considéré comme le roi des Batékés, les Gabonais et les Congolais resteront « frères » de génération en générations.

MCCD : La Voix du Peuple Libre

One comment on “Tel beau-père, tel gendre : Bongo-Sassou, deux médiateurs, deux pyromanes, deux pompiers

  1. Mais Obenga qui parle des militaires qui peuvent prendre le pouvoir après sassou mais sassou est un militaire. Il ne porte pas les armes, il ne les manipule pas de ses propres mains, il ne porte pas son uniforme. Il ne va jamais au combat ni au front quoi que militaire mais il a la malice de faire entrer et stocker les armes au Congo pour tuer, exterminer, ratisser qui? Il envoie les enfants des autres au front, il fait d’eux des monstres et les jette en masses dans des conflits. En Centrafrique, aucun de ses enfants n’est mort mais les enfants des autres. C’est un ruse, un serpent ancien.
    Comment il peut reveler cela à Soudan alors qu’il dormait pour lui et le gouvernement de ce temps-la a envoyé des gens le reveiller. Et le reveil du sommeil le place à la tete du pays. Il ment comme il respire. Son pouvoir n’est fait que de mensonges.
    Il a toujours regretté la disparition de sa fille pas moins que le peuple congolais qui a perdu qui un fils, une fille, un neveux, une nièce, une mère, un père, toute une famille tirée à bout portant, maison brulée… parent jette vivant dans les fleuves ( Congo, Niari, Kouilou, Louesse, …); jette dans les rivières, ruisseaux, ravins, tue en foret, savane, plaine, …
    Il n’y a que lui qui a coeur pour penser a sa fille que lui-meme a sacrifie et les autres non.
    Qui s’exprime s’accuse. A Francois il acceptable l’achat des armes et autres … C’est un malade mental. Sa ruse, sa malice l’a rendu malade.
    Vive le Congo pour une nouvelle ère sans sassou car Dieu y veille.

    Merci mon Dieu!

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