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Signature d’un engagement contre le changement de la Constitution : vers une situation à la burkinabé….

Un engagement contre le changement de la Constitution a été signé le jeudi 15 janvier 2015 à Brazzaville par plus de 45 personnalités représentant des partis politiques, dont deux de la majorité dictatoriale et des associations de la société civile.

La signature de cet engagement quelques heures après la publication d’un communiqué, première dans l’histoire du Congo, est une mauvaise nouvelle pour le dictateur congolais et ses valets qui, en plus de son affaiblissement et son isolement diplomatique, perd chaque jour des soutiens politiques à l’intérieur et à l’extérieur de son parti.

Loin d’assimiler cette situation à celle qui avait précédé la chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso, la participation à cette signature des représentants des deux partis politiques de la majorité dictatoriale et de celle du secrétaire général de l’UPADS, souvent présenté comme jouant le jeu de l’opposition de façade au régime, ne peuvent que nous rappeler la signature d’un accord entre représentants de l’opposition burkinabé contre la révision de la Constitution. Signature à laquelle avait participé des compagnons et amis de longue date de l’ancien président Blaise.

En jetant un regard rétrospectif sur 2014, l’on peut quand même observer que « la signature de cet engagement par des acteurs politiques de l’opposition et de la majorité dictatoriale est un pas vers la « Ouagattitude » »; en reprenant le slogan-marque du grand combattant pour la liberté, Nicolas Hempel alias « Le Troublion ».

Félicitant les initiateurs de cet engagement dont Paul Marie Mpouélé, le Noyau politique du MCCD, salut tous les acteurs signataires de celui-ci dont Pascal Tsaty Mabiala, Mathias Dzon, Clément Miérassa, Jean Itadi, pour ne citer que ceux-là. Mais aussi le représentant du MCDDI en sa qualité d’observateur. Alors que certains d’entre eux ont traversé une longue période d’incompréhensions politiques et de stratégies, ces acteurs politiques ont par cet acte fait tous montre d’audace, de responsabilité et de patriotisme.

Il est clair qu’en ayant compris que seuls les thèmes de « Non changement de la Constitution et la définition consensuelle du contenu électoral » permettront le « Rassemblement des forces » contre un troisième mandat du général despote Denis Sassou Nguesso, les acteurs politiques congolais prouvent combien ils sont attachés à l’alternance démocratique, à la paix et à la sécurité.

Convaincu de la fin imminente de la dictature Denis Sassou Nguesso qui n’a plus droit à l’erreur, le Noyau politique du MCCD, espère que les signataires de cet accord « tiennent cette fois parole » en respectant son contenu et en participant activement à sa réalisation.

MCCD : La Voix du Peuple Libre

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