Internationale

Révision de constitution : la réponse et l’avertissement du peuple Burkinabé à Blaise Compaoré avant la colère foudroyante

Burkina-manifestation contre modification de constitution

Le 23 octobre dernier, 98 députés sur 127 ont voté l’examination le 30 octobre prochain par l’Assemblée nationale du le projet de loi portant sur la « révision de l’article de 37 de la constitution ». Projet de loi déposé par le gouvernement burkinabé sous les orientations du président Blaise Compaoré. Cette révision, si elle aboutit, devrait ainsi permettre à l’homme qui se croit « fort » du Faso et qui aura passé plus de 27 ans au pouvoir, de briguer un troisième mandat.

Mais la réaction du peuple, le vrai « fort » du Faso, ne s’est pas fait attendre. Car ce mardi 28 octobre, une marée noire a déferlé sur les rues de la majorité des villes du Burkina, recommandant le « Retrait » pure, simple et immédiat du « morbide » projet de loi, suicidaire pour la « Paix » au Faso. Une vraie démonstration de force populaire. Femmes, hommes, jeunes, anciens, petits, grands, commerçants, artisans, ouvriers, fonctionnaires, chômeurs, travailleurs, enseignants, élèves, étudiants, juristes, médecins, hommes de médias; « plus d’un million » de personnes dans la rue pour crier leur colère et dire clairement à Blaise Compaoré, à ses valets et à ses complices : « Trop c’est Trop, 27 ans de pouvoir personnel suffit. Nous voulons la paix et la démocratie. Tu dois dégager, sinon nous le ferons volontiers pour toi ».

 Des images chocs de ces manifestants dont les femmes avec de grosses cuillères en bois pour dire à Blaise : « tes sbires nous tireront peut-être dessus avec des munitions; mais nous te taperons et vaincrons avec ces millions de cuillères en bois qui font plus mal que toutes sortes d’armes que tu peux te procurer ».

D’après nos observateurs à Bobo Dioulasso, deuxième ville du pays, une statue en bronze de Blaise Compaoré a été démantelée par des manifestants. Une autre statue de Blaise Compaoré avec celle du dictateur libyen Mouammar Kadhafi ont été détruites sur la route menant à Banfora. Le siège du CDP, parti au pouvoir, aurait été brulé à Ouahigouya.

D’après nos sources présentes au Burkina Faso, le pays des hommes intègres, Blaise Compaoré, autrefois grand médiateur et faiseur de paix dans d’autres conflits de la sous-région, refuserait toute offre de médiation de ses voisins. L’homme qui se faisait intègre serait en visite au Qatar alors qu’il a laissé le pays dans un désordre. Les députés ayant rassurés de voter « Oui » à la révision de la constitution le jeudi prochain seraient déjà internés à Azalaï hôtel (ex hôtel de l’indépendance) situé a quelques mètres de l’Assemblée nationale. Gilbert Noël Ouédraogo, chef du parti ADF-RDA, se disant de l’opposition modérée et qui a récemment annoncé voter la révision de la constitution, aurait déclaré sur une radio nationale recevoir des menaces de la part des populations qui lui reprochent être au service de Blaise Compaoré.

Comment comprendre que l’homme qui a toujours milité pour le dialogue et la paix dans tous les conflits sous régionaux, s’engage dans une voie sans issue ?

Soutenant la mobilisation du peuple burkinabé entier dont le combat est aussi celui du peuple congolais, le Noyau politique du MCCD rappelle au dictateur congolais qui attend avec impatience et grand intérêt l’issue de l’aventure suicidaire de son homologue Blaise Compaoré que : « aucune chance ne lui sera donnée par le peuple congolais quelques soient les circonstances ».

Vous ne saurez vous engager dans cette voie suicidaire et périlleuse pour vous et pour votre clan. Réfléchissez et pensez aux vôtres si vous vous souciez un peu de leur avenir. La sagesse, la repentance et le remord devront être les seuls éléments qui guideront votre conscience afin de décider de partir tranquillement.

Ne vous hasardez pas à provoquer notre peuple meurtri. Sa colère sera très foudroyante.

MCCD : La Voix du Peuple Libre

One comment on “Révision de constitution : la réponse et l’avertissement du peuple Burkinabé à Blaise Compaoré avant la colère foudroyante

  1. Neurosciences et politique: l’évolution de l’état d’esprit critique ou libre au Congo !

    Quand l’individu est régulièrement abusé, humilié, brutalisé, torturé, fliqué, traqué, spolié, assigné à résidence, démobilisé et somalisé(climat politique délétère), il est naturellement possible que cet individu soit déconstruit au niveau mental, émotionnel et social.
    La portée de nuisance du dictateur Sassou Nguesso s’étend jusqu’à détourner chez tout un chacun toute possibilité de réfléchir et de penser. Le peuple est alors conduit à s’adonner à des occupations médiocres et primitives (survie au quotidien, rackets, acculturation, proxénétisme, sexe, prostitution, alcool, rituels sataniques, sorcellerie, veillées mortuaires, etc).

    Ainsi anéanti, le peuple, réduit à adhérer à la pensée unique et stupide imposée par le dictateur, n’œuvre plus à sa construction cognitive, mentale, psychique, émotionnelle et sociale.
    Dans la notion de servitude volontaire, le peuple donne sa liberté au tyran. Le peuple n’est plus souverain. La souveraineté appartient désormais au dictateur.
    Le peuple se soumet ou est écrasé et l’obéissance ou la servitude au tyran devient le préalable à la violence.

    https://www.youtube.com/watch?v=dF9N4iqJz4c

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