Nationale

Retour au pays : l’une des stratégies du dictateur Denis Sassou Nguesso

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Le 15 octobre 1997, soit cinq ans après sa défaite au premier tour à la seule élection présidentielle transparente libre et démocratique, le général Denis Sassou Nguesso, aidé par les troupes étrangères proclamait sa victoire militaire, mettant ainsi fin à plus de cinq mois de guerre meurtrière. Sauf que cette victoire, considérée dans la foulée par certains comme un ouf de soulagement, devient un vrai cauchemar pour nombreux Congolais. La chasse aux sorcières organisée par le nouveau homme fort de Brazzaville, conduit à un retranchement de plusieurs familles dans leurs villages pour y trouver refuge, mais pire à un exil massif de plusieurs jeunes, cadres intellectuels, politiques, militaires et même religieux vers les autres pays Africains, l’Europe, l’Amérique, l’Asie et même l’Océanie. C’est la première fois que le Congo enregistrait des départs massifs de ses filles et de ses fils pour l’exil. Ayant finalement compris le danger que cela représentait pour la survie de son pouvoir, le dictateur Denis Sassou Nguesso, conseillé par ses services et aidé par son gendre président du Gabon, feu El Hadj Omar Bongo, met en place une stratégie de cooptation et de corruption pour obtenir le retour au pays ou à des postes de travail, de plusieurs cadres militaires, politiques, religieux, étudiants. C’est ainsi que dès 1999, des missions sont envoyées en Afrique (Côte-d’Ivoire, Benin, Burkina Faso, Togo, Gabon, Cameroun, RDC,…), en Europe (France, Belgique, Angleterre,…) et même dans les régions du Pool, du Niari, de la Bouénza et de la Lékoumou, pour demander aux refugiés et aux exilés de rentrer et participer à la construction du pays. Sauf que, ce qui semblait être pour certains analystes, un changement positif dans le comportement du dictateur, s’est révélé être un vrai cauchemar pour de nombreux naïfs qui avaient répondu à cet appel piège et machiavélique du dictateur Denis Sassou Nguesso. C’est ainsi que 353 de nos jeunes sont ainsi froidement exécutés en 1999 au beach par les hommes du dictateur Denis Sassou Nguesso. Mais aussi, une vraie campagne de dénigrement de chantage est organisée à l’endroit de tous ceux qui sont rentrés au pays. Chacun est mis devant un fait accompli de dépendance alimentaire, sanitaire, éducative, politique. Soit tu rejoins la mangeoire et soutiens les actions du dictateur ou exécutes ses directives, soit tu choisis la dignité et l’honneur et croupis dans la misère ou risques ta vie. C’est d’ailleurs ce qui explique les comportements incompréhensibles de nombreux opposants d’hier qui une fois rentrés, deviennent des défenseurs de l’homme dont ils savent n’avoir aucune parole, ni aucune humanité. D’autres ont préféré un deuxième ou troisième exil, que de rester dans ce four meurtrier qui soit te tue à petit feu, soit rend brutalement en cendres. Conscient que cette stratégie de retour au pays provoque la déstabilisation de l’opposition extérieure, le dictateur Denis Sassou Nguesso a mis en place un dispositif similaire dont le but est d’encourager les Congolais de la diaspora à rentrer au pays pour y trouver un petit boulot. Car comme il l’avait dit le 10 avril dernier à Paris, il est préférable pour lui de donner un petit boulot aux Congolais au pays, que de les laisser être éboueurs en France. Quel cynisme! Si le dictateur Denis Sassou Nguesso pouvait réaliser que c’est à cause de son égoïsme et son inhumanité que de centaines de milliers de Congolais croupissent dans la misère tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Qu’attend-il pour donner ces petits boulots à nos centaines de milliers de jeunes sans emploi? Voit-il la saleté dans laquelle il laisse exprès vivre les Congolais? Une chose est vraie, cher dictateur Denis Sassou Nguesso, vous n’arriverez jamais, alors jamais, à mettre à genoux l’ensemble de notre peuple digne, fier, respectable, respecté, audacieux. C’est d’ailleurs ce qui explique le refus catégorique de l’entière majorité des acteurs de la diaspora à répondre à votre appel piège et machiavélique. Ce piège s’est plus que jamais refermé sur vous-même.

Croyez nous, ce peuple dont la diaspora représente une importante partie, mettra fin à votre pouvoir dictatorial immonde et sanguinaire. Et cela plus pour longtemps,

MCCD : La Voix du Peuple Libre

2 comments on “Retour au pays : l’une des stratégies du dictateur Denis Sassou Nguesso

  1. Oui je suis congolais de nature et de sang du nord de la republique du congo brazzaville , mais je m inquiete de l a facon dont mon copmpatriote au pouvoir mene sa politique actuelle et j ai peur de repartir au pays , car la maniere de diriger n est pas celle que je pense , pour moi c est le retour a toutes les considerations de la republique au memes pieds d egalites y compris les communautes autochtones du pays , avous de comprendre

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