Internationale

Puissance militaire et diplomatie : deux semaines suffiraient à la Russie de Poutine pour prendre Kiev

Poutine-Ukraine

Dans un entretien téléphonique avec Emmanuel Barroso, président de la Commission européenne, Vladimir Poutine aurait clairement signifié à son interlocuteur qui lui demandait d’arrêter ses agressions contre l’Ukraine que s’il le souhaitait et le voulait, « deux semaines suffiraient pour qu’il prenne Kiev sous son contrôle ».

Une vraie démonstration de force du président russe qui, malgré de multiples annonces de sanctions par les américains et leurs alliés européens, entend bien montrer aux yeux du monde que « la Russie reste le maître dans ce conflit », parti officiellement d’un simple refus de signature par l’ex-président Ianoukovitch d’un traité avec l’Union européenne. Conflit rappelons-le, ayant déjà fait plusieurs milliers de victimes.

 En le disant dans ces mots au président de la Commission européenne et quelques heures après avoir évoqué pour la première fois « la nécessité » d’un futur Etat dans l’est de l’Ukraine, Vladimir Poutine que les occidentaux ont réussi à présenter de « voyou » qu’ils peuvent au moindre petit mouvement, menacer de sanctions comme un petit enfant, a voulu clairement leur signifier que la Russie n’est pas la Libye de Mouammar Kadhafi, sur laquelle l’on pouvait se permettre décider d’aller déposer des bombes un bon matin.

 La Russie est un grand Etat, fort et puissant, capable de faire la pluie et le beau temps dans une grande partie du monde. Notons qu’au même moment qu’il disait à Emmanuel Barroso être capable de prendre Kiev en deux semaines, l’armée russe se retirait de l’aéroport de Lougansk et son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov appelait de tous ses vœux à un cessez-le-feu immédiat et sans condition. Appel d’ailleurs entendu par tous les acteurs. Car quelques jours après, un accord de « cessez-le-feu » a été conclu le vendredi dernier entre Kiev et Moscou.

S’étant rendus compte de la fragilité que court cet accord dont le contenu ne leur serait pas favorable, les européens ont une fois de plus brandi leurs menaces de sanctions, en ajoutant sur la liste des sociétés visées, les principaux producteurs de pétrole russes « Rosneft, Transneft et Gazprom Neft. Ironie du sort, ces nouvelles sanctions ne concerneraient pas le secteur gazier et notamment Gazprom, principal fournisseur de gaz de l’Europe.

La Russie de Vladimir qui, poussant ses pions comme dans le jeu d’échec a décidé il y a quelques jours de rouvrir sa base militaire en antarctique, a prévenu par la voix du premier ministre, Dmitri Medvedev, que Moscou répondrait de manière asymétrique à toute nouvelle sanction à son encontre, brandissant ainsi la menace d’interdire le survol de son territoire.

Un jeu à la fois de ping-pong et d’échec qui devrait obliger des diplomates occidentaux de bien  travailler leurs conditions mentales et psychologiques pour tenir longtemps devant des allez-retours acrobatiques de cet ancien chef de la KGB. Rappelons que dans le jeu d’échec dont la particularité est la longue durée de ses séries, les russes sont souvent considérés comme comptant parmi les meilleurs du monde. Il faut donc avoir des nerfs solides pour tenir

 Malgré tous ces épisodes, le Noyau politique du MCCD, souhaite de tous ses vœux que le peuple ukrainien, victime, comme l’est le peuple congolais, de la bêtise de l’homme politique  et de l’égoïsme des capitalistes, retrouve la « Paix », chère et seule exigence du futur agréable de ses enfants.

MCCD: La Voix du Peuple Libre

One comment on “Puissance militaire et diplomatie : deux semaines suffiraient à la Russie de Poutine pour prendre Kiev

  1. Ils se ressemblent voila pourquoi ils s’assemblent. Ils aiment la souffrance, la misere, le sang et les larmes des autres. Hommes sans pitie.
    Oh Dieu!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *