Internationale

Pouvoir, sexe et argent : Denis Sassou Nguesso paierait-il le prix des errements de sa diplomatie basée sur le sexe et l’argent ?

Sassou-Bozizé

Depuis plusieurs mois, la voix du peuple libre n’a cessé de dénoncer la diplomatie hasardeuse du dictateur congolais Denis Sassou Nguesso. Cause de son affaiblissement sur le plan international.

Après des tensions persistantes entre le dictateur congolais et la présidente centrafricaine, la signature d’un accord le 28 janvier à Nairobi au Kenya entre les ex-Séléka et les anti-Balaka en présence de l’ancien président François Bozizé et de son tombeur Michel Djotodia, est une preuve que 40 années de vie politique au premier plan, marquée par des assassinats de l’ancien président Marien Ngouabi et du seul cardinal congolais Emile Biayenda n’auraient pas servi à Denis Sassou Nguesso de se faire une expérience lui permettant de devenir un grand chef diplomate vers qui tout le monde se retournerait pour résoudre des conflits.

En effet d’après nos sources diplomatiques, contrairement à ce que supputent à travers des articles contradictoires, certains journalistes au service du dictateur congolais, la médiation kényane ayant abouti le 28 janvier à la signature de l’accord de Nairobi, ne serait pas l’œuvre de l’homme de Mpila.

Tout aurait commencé au mois de juillet 2014. Les américains convaincus du double jeu qu’entretient le général d’armées congolais, proposent à leurs partenaires français de trouver un moyen de lancer, comme dans le cas de Blaise Compaoré pour le conflit malien, une médiation parallèle qui permettrait de mettre hors-jeu le pyromane-pompier Denis Sassou Nguesso. Les français encore moins enthousiastes décident néanmoins de prendre contact avec les angolais dont le président pourrait conduire cette médiation.

Le dictateur congolais, certainement informé de la manœuvre, décide d’inviter spécialement la présidente centrafricaine à Brazzaville lors des festivités de Sibiti le 15 août 2014. Son plan est clair, « mettre maman Cathy sous sa coupe afin de pouvoir bien la manipuler ».  Tous les habitués savent que pour de nombreux dictateurs, la relation sentimentale est un moyen qui permet de contrôler et affaiblir ses adversaires à travers ce qu’ils appellent « Ambassadrices ».

Comptant parmi les rares chefs d’Etats ayant fait le déplacement de Sibiti, maman Cathy est ainsi mise à l’honneur ce 15 août au point d’irriter mère Antou alias « Ngouli ». Tous les observateurs présents au fameux réveillon, avaient bien remarqué l’agacement de mama Antoinette qui d’après nos sources dansa « seule sans papa bonheur » sa chanson fétiche « Ngouli », œuvre en son honneur du chanteur Koffi Olomidé.

Papa qui avait préféré ouvrir le fameux bal avec maman Cathy s’était éclipsé à la recherche du bonheur, abandonnant mère Antou seule avec les enfants en pleins délires festifs.

Sauf que, ce que le dictateur congolais ne sait pas, maman Cathy n’est pas de ces femmes qui se laissent impressionner par des pétrodollars, fussent-ils nécessaires pour payer des salaires et asseoir sa politique en vue de la candidature à la prochaine élection. Son « Non » aura été catégorique au point de mettre l’homme qui se croit tout permis dans tous ses états. Le lendemain lorsque maman Cathy rentre à la maison, la mallette diplomatique ne contient malheureusement pas de pétrodollars que le dictateur amasse en bradant les richesses de toute une nation.

Quelques jours après, la digne présidente centrafricaine est reçue en audience par le président angolais José Edouard Dos Santos, président en exercice de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs. Au menu de leurs échanges : le processus de paix, la stabilité et la réconciliation nationale entre les Centrafricains.  L’on n’aurait pas besoin d’une agrégation en analyse diplomatique pour comprendre que la médiation de l’autoproclamé Denis Sassou Nguesso prend de l’eau et est désavouée.

Sauf que, cette tentative de rapprochement entre la présidente centrafricaine et le président angolais s’est soldée par un fiasco financier. Pour cause, contrairement à son homologue congolais qu’il avait aidé en 1997 pou revenir au pouvoir par les armes, le président angolais Dos Santos, malgré sa longévité au pouvoir n’a jamais approuvé la manière dont le pouvoir centrafricain a géré le prêt qu’il avait accordé à cet Etat frère. Dos Santos n’est pas Denis Sassou Nguesso qui donne des pétrodollars dans des sacs dits « Nguiris » sans regarder et sans se soucier de ce que les heureux bénéficiaires en ferraient. D’après nos sources, le dictateur congolais est très content de cet épisode de tensions entre les pouvoirs angolais et centrafricain.

Sauf que ce que l’inexpérimenté dictateur congolais ne sait pas, les américains très irrités par cet épisode, ont décidé de mettre dans le jeu, le président Kenyan Uhuru Kenyatta. La bonne image dont jouit ce dernier est renforcée par la dernière décision de la CPI annulant toute poursuite contre lui.

Le 30 décembre, lorsque RFI annonce ces négociations à Nairobi entre ex-Seleka et anti-Balaka en présence de François Bozizé et de son tombeur Michel Djotodia, le dictateur congolais n’a plus d’autre choix que de saluer ces assises dites informelles. Ce que Denis Sassou Nguesso oublie, c’est que celles-ci sont bien l’œuvre de grands acteurs occidentaux qui veulent déjà préparer des bases d’une résolution à ce conflit avant son départ. Cette formule avait d’ailleurs été utilisée dans le conflit malien, en lançant des négociations d’Alger dites « informelles » dans un premier temps. Comme Denis Sassou Nguesso aujourd’hui,  son frère Blaise Compaoré avait aussi soufflé le chaud et le froid sur les négociations d’Alger.

Tous les initiés savent bien que Kenyatta n’auraient jamais pu engager de telles assises sans la bénédiction des grands Barack et Hollande. Et surtout en y conviant Bozizé et Djotodia.

Les pleurs du dictateur congolais amusent de nombreux initiés en la matière. Il n’y a pas contradictions dans le jeu de Sassou comme le prétendent certains journalistes. La contradiction  réside plutôt dans les publications de ces journalistes qui, bien qu’ayant des accointances avec certains dictateurs, doivent réfléchir avant de publier des articles pour divertir le peuple.

Par ailleurs, Cathérine Samba Panza ne paie que son intransigeance sur le refus de voir Bozizé et Djotodia dans le jeu. Les occidentaux qui ont soutenu sa candidature pour conduire la transition ont finalement compris que les dés étaient dans les mains de Bozizé et Djotodia.

La participation aux efforts d’une part de libération des otages par les anti-Balaka et d’autre part d’arrestation de Dominic Ongwen (le no2 de la rébellion ougandaise) par les ex-Seleka, a consolidé ce sentiment et précipité la signature de cet accord de Nairobi.

Il est clair que l’actuelle présidente de la Centrafrique n’aura d’autre choix que de se plier à ces négociations de Nairobi.

Quant au dictateur congolais dont les valets et griots ont toujours trouvé des qualités imaginaires d’un grand dirigeant du monde avec Oyo qui serait devenu une plaque tournante de la diplomatie d’Afrique, il n’a que ses yeux pour pleurer et initier de messages belliqueux écrits avec tout le manque de diplomatie qui soit.

Ceux qui rêvent que le despote congolais peut encore rebondir et reprendre la main se trompent énormément.

 Denis Sassou Nguesso est à la croisée de chemins. Sa fin est imminente tout en coulant à petit feu.

MCCD : La Voix du Peuple Libre         

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