Internationale

Pouvoir et impunité : les juges nigériens serviraient-ils d’exemples pour les juges congolais ?

Ministre Nigerien de l'Agriculture-Abdou Labo

Selon l’AFP, le ministre nigérien de l’Agriculture, Abdou Labo, serait incarcéré et placé sous mandat de dépôt le samedi 23 août 2014, après avoir été entendu dans l’affaire de trafic dite des « bébés importés du Nigéria ».

Loin de commenter cette histoire sordide dont 17 personnes ont déjà été écrouées et pour laquelle la justice nigérienne demande au ministre et à son épouse de justifier l’origine d’un bébé en leur possession, le Noyau politique du MCCD, a jeté un regard rétrospectif sur un cas de trafic d’ossements humains au Congo du dictateur Denis Sassou Nguesso dont, l’un de ses lieutenants avait clairement été accusé par un de ses chauffeurs.

Cette affaire qui avait pris une allure quelque peu de boulet de la dictature, au point où certains analystes l’avaient surnommée de « Mvoubagate », s’était définitivement éteinte dès le retour de présumé accusé que nombreux supputaient avoir fui le pays parce qu’il serait en froid avec son mentor.

Des supputations qui s’étaient finalement avérées sans fondement; car quelques semaines après le buzz « Mvoubagate », celui que certains farceurs disaient avoir vu plusieurs fois au bord de la Seine et dans les métros et RER de Paris, avait finalement pris un vol en catimini pour retourner au pays d’impunité.

Est-ce parce que ce dernier avait compris que la vie en exil n’est pas faite pour ceux qui sont habitués à la facilité matérialiste ou c’est parce que son sort est lié à celui de son chef ?

Une chose est vraie, dès son retour au pays d’impunité, le présumé trafiquant d’ossements humains a retrouvé son poste de ministre de l’administration dictatoriale et s’est mis en pointe dans le dispositif d’agitation de faux sages pour demander au dictateur de modifier la constitution. Et la fameuse affaire « Mvoubagate » relative au trafic d’ossements humains a été classée sans bruit.

 Alors que la justice nigérienne place un ministre en fonction sous mandat le dépôt, la justice congolaise aux ordres, se met au service du dictateur dans des mascarades de procès contre des citoyens tel Marcel Ntsourou qui, rétrogradé d’officier supérieur au simple soldat, est à son énième épisode judiciaire.

Ces juges congolais au garde-à-vous devront ils un jour se servir d’exemples de leurs homologues nigériens ?

Il est vrai que le jour de la chute du dictateur, nombreux de ces juges retrouveront enfin leur sens de respect déontologique.

  MCCD : La Voix du Peuple Libre

One comment on “Pouvoir et impunité : les juges nigériens serviraient-ils d’exemples pour les juges congolais ?

  1. Osema wewe okonji abari awe lebure dia wa yo sia lecongo. Akongo a bomi Ngouabi. Au Congo Brazzaville, les fausses accusations = denonciations = recherché des boucs emissaires = jetter le discredit sur les autres, les ecraser, les eliminer. Voila ce qui fait la force de cette justice congolaise au regal d’un dictateur qui leche le sang et les larmes des autres et s’exite, se regale et tourne les pouces, croise les jambs comme un tout-puissant. Ils s’inspire des KKK. Il oublie qu’il est en Afrique et plus particulierement au Congo Brazzaville ou Dieu est le Juste Juge, le Juge des juges, et partout ailleurs dans le monde, Dieu est le Juste Juge.
    Le temps de Dieu, l’Eternel Dieu, le Fidele Createur, Celui qui voit tout et sait tout, arrive au gallop.
    Qui est comme toi mon Dieu. Nul n’est semblable a toi. Tu es le Juste Juge. Que ton nom soit beni a jamais.

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