Internationale

Politiques d’austérités : le FMI marche à la chinoise, tête renversée

Christine Lagarde

Longtemps considérée comme un ensemble des activités d’une collectivité humaine relatives à la production, à la distribution et à la consommation des richesses, l’économie est autant plus abstraite que les spécialistes de cette science se livrent à tour de rôle, à des spectacles d’études leur permettant d’inscrire chacun son nom dans l’histoire.

Le Fond Monétaire International, qui est une institution regroupant de nombreux fonctionnaires venus des quatre coins de la planète et nommés majoritairement par des gouvernements dont certains sont dictatoriaux et sont sans stratégies économiques, prend comme base de travail, des résultats des études de ces spécialistes, pour imposer à de nombreux Etats faibles, des politiques économiques drastiques qui, dans la plupart des cas ne font qu’empirer leurs situations.

Le spectacle que vient de vivre le monde économique et financier ces derniers jours est très hallucinant. Le FMI qui a longtemps axé ses stratégies de sortie de crises économiques sur la justification des politiques d’austérités, semble remettre en cause à travers une récente étude, l’idée de la « limitation de la croissance d’un pays à partir d’un certain seuil de sa dette. »

Cette étude réalisée par trois économistes, Andrea Pescatori, Damiano Sandri & John Simon, semble démontrer la faiblesse du lien entre la dette et la croissance. Ce qui mettrait en cause l’étude des deux économistes Rogoff & Reinhart qui démontrait que le seuil de 90% de dette sur le PIB était décisif pour la croissance. Donc par là même, les politiques d’austérités imposées par le FMI à de nombreux pays pour permettre le développement de leurs économies.

Bien que la version ci-jointe, qu’il a souhaité partager avec vous soit en Anglais, le Noyau politique du MCCD, la Voix du Peuple Libre, conscient du fait que le développement du Congo et le bien-être de son peuple passent par la réalisation du projet alternatif en conception, a demandé à ses partenaires économiques et financiers de lui donner un avis sur ces aspects très importants.

Ainsi, partageant l’idée d’une possible croissance pour un pays endetté, les partenaires économiques et financiers du MCCD ont signifié que l’approche ou l’argument de « trajectoire » présentée par ces trois économistes ne suffit pas pour justifier la croissance. Il est nécessaire d’ajouter à cet argument, la notion de « travail », créateur des richesses. La limite d’endettement étant la « confiance du marché », c’est-à-dire le jugement du marché sur la capacité d’un Etat à payer sa dette.

Les partenaires économiques et financiers du MCCD ont d’ailleurs justifié leurs arguments en présentant au Noyau politique, deux exemples récents et faciles à comprendre que des formules économiques et financières dont les alphas, sigmas et betas2 y contenant ne seraient pas aussi simples à comprendre pour certains membres du noyau ou le citoyen lambda.

Le premier exemple est celui des Etats-Unis qui ont créé des conditions indépendantes leur permettant de soutenir l’économie tout en y mettant un accent principal sur la création des emplois par l’investissement. Les Etats-Unis dont le président vient d’ailleurs d’annoncer ce vendredi 21 février, 56 milliards de dollars de dépenses sociales supplémentaires dans son projet de Budget 2015, ne trouvent pas l’austérité comme une solution  obligatoire pour le développement de l’économie qui croit d’ailleurs annuellement.

Le second exemple est celui de l’initiative des PPTE, Pays Pauvres Très Endettés, dont l’argument des dirigeants de certains pays riches tels le Congo mais ayant un Etat faible, était de se faire une santé économique en obtenant l’annulation d’une partie de sa dette.

Cette stratégie qui est l’une des plus irresponsables qu’un pouvoir d’un pays riche ne puisse se permettre, n’a justement pas permis le développement de l’économie Congolaise. Malgré la croissance attribuée à l’économie Congolaise, due aux revenus pétroliers. Le dictateur Denis Sassou Nguesso avait été trompé ou mal conseillé par des partenaires économiques et financiers, soit incompétents, soit corrompus.

Satisfait de ces arguments clairs et simples que lui ont présentés ses partenaires économiques et financiers et dont tout le contenu ne pourrait être détaillé ici, le Noyau politique du Mouvement Congolais Contre la Dictature, reste à jamais convaincu que le plein emploi au Congo Brazzaville qui compte moins de 4 millions d’habitants pour une superficie de 342 mille km2, est une exigence dans le projet alternatif en conception, pour le développement du Congo et le bien-être de son peuple.

La réalisation de ce projet alternatif ambitieux, passe nécessairement et obligatoirement par la fin de la dictature Denis Sassou Nguesso.

Cela évitera un jour le FMI de marcher à la chinoise, en ayant la tête renversée.  

MCCD : La Voix du Peuple Libre

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