Nationale

Modification de la constitution : »mutisme complice » de l’église congolaise contre le « Non » audacieux de ses consœurs du Burkina, du Benin, du Burundi et de la RDC

Eveques congolais

L’histoire contemporaine enseigne que l’église a toujours occupé une place importante dans la société congolaise et elle a toujours accompagné le peuple dans les différentes transitions sociopolitiques qu’a connues le Congo.

Ce lien profond et historique entre l’église et la société congolaise explique le fait que le premier président congolais de l’ère post coloniale fut l’Abbé Fulbert Youlou, envoyé en exil quelques années après par les partisans du Marxisme Léninisme.

En 1991, alors que le peuple congolais exige du dictateur Denis Sassou Nguesso, la fin du monopartisme, l’église est encore invitée par les congressistes de la Conférence Nationale Souveraine. « Honneur est fait à monseigneur Ernest Kombo » de présider d’une part les assises de cette grande retrouvaille citoyenne et d’autre part le Conseil National de Transition, assurant les fonctions de parlement de transition.

Cependant, à l’heure où le Congo traverse une période préélectorale dont les agissements du dictateur Denis Sassou Nguesso montrent de plus en plus sa « détermination » de réviser sa propre constitution, tous les observateurs se posent la question de savoir « où est passée l’église congolaise ».

Alors que, l’église de la République Démocratique du Congo, « RDC »,  vient d’emboiter le pas à ses consœurs du Burkina Faso, du Benin et du Burundi, en signifiant clairement dans une déclaration « refuser d’acquiescer à une quelconque modification de la loi fondamentale de la RDC », sa consœur de l’autre rive du fleuve Congo reste dans un « mutisme inquiétant et complice ».

Que se passe-t-il au sein de l’église congolaise qui a toujours su accompagner le peuple congolais dans des bouleversements socio-politiques de son histoire ? Se serait-elle résolue de jouer le rôle de complice au service du dictateur Denis Sassou Nguesso ?

Il sied de rappeler que lors de sa première messe épiscopale en septembre 1970, soit quatre mois après son ordination à Rome, Mgr Emile Biayenda déclarait : « l’église a pour raison d’être de promouvoir la paix, l’unité, la fraternité. Elle s’est toujours considérée comme le début du monde unifié, d’une humanité fraternelle, en proposant à tous les hommes le motif essentiel de notre union en unité. C’est dans la mesure où l’église aura les mains libres pour annoncer cette bonne nouvelle à qui veut l’entendre que notre église contribuera encore mieux à l’unité des Congolais ».

L’église congolaise aurait-elle aujourd’hui  « des mains liées » par les chaines du « chef des sectes congolaises » Denis Sassou Nguesso au point où elle ne soit plus en mesure d’annoncer cette bonne parole qui permette au général des armées et ses laquais de faire le choix de la « paix » ? Le prélat qui insistait que l’évangile comporte une authentique exigence de « justice et de promotion humaine », fut finalement tué en 1977 par les hommes du colonel Denis Sassou Nguesso, selon les confessions de Mgr Ernest Nkombo, qu’il qualifait de « Kani » dans une interview.

Où est donc passée cette église ? Où est passé ce peuple de Dieu à qui le prélat exhortait de « partager » les réussites, les difficultés, l’effort, en somme « le sort » de ses citoyens ?  A-t-elle fait le choix de ne se soucier que de son « propre sort matérialiste » qui n’est que vanité de vanité ?

A l’heure où ses consœurs du Burkina, du Benin, du Burundi et de la RDC, exigent la non révision de la constitution, l’église congolaise devra « se réconciliée » avec elle-même et surtout avec la nation et avec Dieu, afin de ne pas être « complice » de la stratégie suicidaire du despote Denis Sassou Nguesso et de la tragédie qu’il prépare au peuple congolais.

Le Noyau politique du MCCD, la Voix du Peuple Libre, espère que nos hommes d’église, « symbole de la parole apaisée » entendent les cris du peuple congolais meurtri et exigent de « l’assoiffé du pouvoir » Denis Sassou Nguesso « la non modification » de la constitution et son engagement à ne pas faire obstruction à l’alternance démocratique apaisée au Congo.

Béni soit ton nom, éternel des armées, le Roi des rois. Purifies les cœurs de tes serviteurs égarés afin qu’ils se libèrent des chaines du dictateur Denis Sassou Nguesso et se mettent du côté de ton peuple.

MCCD: La Voix du Peuple Libre

2 comments on “Modification de la constitution : »mutisme complice » de l’église congolaise contre le « Non » audacieux de ses consœurs du Burkina, du Benin, du Burundi et de la RDC

  1. Les dirigeants des églises surtout celles de l’ecuminisme sont des hommes à part entière qui chacun a un corp, une âme, et un esprit. Ils ont les cinq sens comme nous. Je voulais dire par là que même le pape au niveau médiocre où se trouve le Congo Brazzaville ne peut rien faire. Il n’y a que Dieu lui-même, le Createur des cieux, de la terre, de la mer, et de tout ce qui s’y trouve qui peut apporter, accorder sa Paix au Congo Brazzaville. Pas la paix fabriquée par un dictateur mais la Paix de Dieu que le monde ne peut donner, celle qui ne trouble point, n’alarme pas les coeurs.
    Cet homme avec ses discours fantaisistes avait un discours en remettant le Congo entre les mains de Dieu. Et les gens sans discernement, avec une courte memoire, oubliant que monsieur le dictateur Sassou est un rusé, un serpent ancien, avaient commencé à danser et se rejouissaient. Sassou a remis le Congo entre les mains de Dieu et croyaient vivre le paradis sur terre au Congo Brazzaville. Les gens avaient oublié en ce temps-la à la sortie de la guerre entre octobre 1997 et 2002, que la parole de Dieu dans la bouche du diable est un mensonge. La preuve en est que quoique Sassou avait remis le Congo entre les mains de Dieu, la chasse à l’homme continuait dans toutes les villes et campagnes du Sud du pays; les intimidations, l’influence arbitraire, la dénonciation, l’exclusion des autres, et la chasse à l’homme continuait dans toutes les administrations congolaises. En ce temps-là, il n’etait pas admis de parler Munukutuba dans un milieu administratif, aussitot vous êtes pris comme des ennemis alors cette langue est parlée et utilisée à la télé et Radio Congo inoriquement.
    Donc c’est pour vous dire que les hommes de Dieu ne peuvent rien aujourd’hui, ils marchent la peur dans le ventre. La peur d’être tué, enlevé et enterré vivant sans que les parents sachent où. Quel a été le sort reservé au Cardinal Biayenda? Quel a été le sort reservé à Monseigmeur Nkombo après la Conference Nationale? Les hommes de Dieu vehiculent le message de Dieu dans les églises avec peur. La Securité d’état est toujours présente dans les églises, les debits de boisson, les bus, les cent cent pour ecouter les messages et les conversations des gens. Pourquoi il y a des enlèvements? Le peuple congolais n’est pas libre, il n’a pas la liberté d’expression et impuissant il s’attend à l’intervention divine.
    Dieu a son dernier mot pour le Congo. Il suscitera des pierres qui parleront et agiront au Congo pour le bien et le bien-etre du peuple congolais. Il est le Maitre du temps et des circonstances. Le peuple congolais est en train de vivre une humiliation terrible et Dieu voit. Rien n’est cache devant lui. Tout est a nu devant lui.
    Dieu a dit dans tes faiblesses, ma Grace te suffit. La ou l’intelligence des hommes s’arretent, celle de Dieu commence.
    Si le dictateur corrompt les hommes de Dieu, dans leur Coeur ils savent que le dernier mot pour le Congo revient a Dieu leur Pere et Maitre.
    Le dictateur perd son temps. Modifier sa constitutuion, sillonner les department pour convaincre les gens, les congolais ne sont pas idiots. Ils savent qu’ils sillonnent les departements aujourd’hui parce qu’il veut et doit se maintenir au pouvoir.
    Ils s’attend à ce que les rois et sages Batékés aillent le voir, s’agenouiller et lui demander pardon croyant être le dieu du Congo comme avaient fait les sages du Kouilou. Malheureusement tous les hommes ne se ressemblent pas.
    Les bassines d’argent et les voitures neuves ne sauront pas bander les plaies que les congolais portent dans leur Coeur depuis des decennies.
    Les coeurs des congolais saignent et ce sang sent mauvais aujourd’hui. Insupportable!
    Les bassines d’argent, l’argent dans les sacs de « giri » et voitures neuves ne peuvent pas consoler les congolais. Pere Dieu Tres-Haut, nous attendons la delivrance totale du peuple congolais de la dictature.

    Merci Pere pour ta delivrance! Amen!

  2. Les hommes de Dieu sont de nature au côté du peuple. Il est temps que l’église au congo par ses représentants prennent position pour dire non à la dictature de denis sassou nguesso. Le bon pasteur est celui qui ne soutient pas les crimes du dictateur. Alors de quoi, avez-vous peur? N’ayez pas peur, affronter le mal au congo pour le bien être de sa population.

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