Internationale

Lutte contre la mortalité infantile : la révolte des malades et visiteurs du CHU contre l’envoi des enfants vivants à la morgue

CHU Brazza-enfant vivant à la morgue

Le samedi 08 février dernier, l’envoi à la morgue par le corps médical du Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville, d’un enfant vivant, a conduit à la révolte des malades et des visiteurs.

De mauvaises conditions de travail et l’état de total délabrement des infrastructures hospitalières depuis plusieurs années, ont conduit à une négligence des malades par le corps médical du CHU de Brazzaville.

Cette négligence a ainsi développé un sentiment de méfiance du peuple Congolais vis-à-vis du corps médical, qui serait obligé de se tourner vers des cliniques privées dont la majorité sont des établissements aux mains du clan au pouvoir dictatorial, leur permettant de s’enrichir illicitement et de blanchir de d’argent.

Ce sentiment de méfiance et de rejet du corps médical par le peuple Congolais, aurait atteint son paroxysme le samedi 08 février dernier après qu’un enfant vivant de quatre  ans ait été envoyé à la morgue.

D’après nos sources, une maman arrivée aux environs de 20 heures au CHU avec son enfant agonissant dans les bras et accompagnée de son fils d’au plus 10 ans, sort en pleures de la salle,  quelques minutes après. Et le petit de 10 ans portant dans ses bras l’enfant agonissant, se dirige vers la morgue. Ce qui aurait conduit à la « révolte d’autres malades et des visiteurs » qualifiant de hâtif et d’inhumain le comportement du corps médical.

Une femme se disputant avec un agent en blouse aurait déclaré : « nous avons observé le corps de l’enfant et avons constaté qu’il bougeait encore. C’est à cause de cette précipitation que les médecins tuent les gens ici. » Et une autre femme d’ajouter : « c’est un scandale. Comment peut-on confier un cadavre, si c’en est un, à un enfant de 10 ans ? »

D’après un responsable du service de pédiatrie, « le corps médical n’aurait fait que constater impuissant, le décès de l’enfant mort sur le trajet du domicile à l’hôpital. » Un autre agent aurait déclaré : « nous nous occupons des malades et non des morts. Nous pouvons le cas échéant, accompagner les parents d’un mort, mais ce n’est pas notre rôle. C’est le rôle de l’Etat de créer des services de transport des cadavres à la morgue»

A croire que cet incident s’est déroule le jour même où le dictateur Denis Sassou Nguesso distribuait à lui seul et une fois de plus, des pétrodollars à une forte délégation venue d’un pays voisin dont il se serait engagé de soutenir la reconstruction de l’Etat et de la fonction publique.

La police, appelée par le corps médical et arrivée sur les lieux aux environs de 21 heures à bord de deux 4×4, aurait finalement joué le rôle de médiateur en exigeant premièrement au corps médical de refaire les consultations sur le malheureux enfant, et en consolant enfin les parents, après la déclaration officielle par le corps médical, du décès de l’enfant.

Comprenant d’un côté le désarroi du corps médical, qui n’a cessé de crier son ras-le-bol à l’endroit des autorités dictatoriales, sur de mauvaises conditions dans lesquelles ils exercent leur profession, le noyau politique du MCCD, la Voix du Peuple Libre, salue le courage des parents révoltés qui, conscients de l’irresponsabilité des autorités du pouvoir de Brazzaville, ont décidé de « lutter eux même contre la mortalité infantile » aggravée par le manque d’infrastructures hospitalières fiables.

La coupure d’électricité intervenue pendant cet événement justifierait bien le ras-le-bol du corps médical qui, aurait voulu crier leur indignation de voir le dictateur Denis Sassou Nguesso s’entêter de distribuer gratuitement de l’argent aux autres, alors que ses propres fonctionnaires et tout le peuple Congolais sont soumis à des humiliations sociales, morales, psychologiques et professionnelles.

Que Denis Sassou Nguesso sache que ce « peuple meurtri ne se laissera pas indéfiniment se faire humilier. »

Vaillant peuple, chers amis du Congo, l’heure du réveil a sonné. Disons tous ensemble « Non » au dictateur inhumain Denis Sassou Nguesso.

MCCD : La Voix du Peuple Libre

2 comments on “Lutte contre la mortalité infantile : la révolte des malades et visiteurs du CHU contre l’envoi des enfants vivants à la morgue

  1. Et oui c’est ça le pays dirigé par un « zwa ye boma ye » alias otshombe. Il tue à tous les niveaux. Il n’epargne aucune couche sociale. La morgue de Brazzaville est une source de revenue importante pour le dictateur. Tous les jours les gens sont enterrés. Les gens doivent mourir tous les gens parce que les cercueils des pompes funèbres doivent marcher et c’est un chemin obligé.
    Nous naissons tous et après vient la mort sauf le dictateur qui se croit éternel et a deja des projets pour 2025.
    Il a ajouté quelques mètres à l’aeroport de Maya-Maya, la construction de son complexe sportif, et l’université dictateur à Kintelé. Il se dit qu’il construit le Congo. Il n’ y a rien pour le peuple. Il monte des chantiers inachevés pour sa gloire. Il n’a pas besoin d’hopitaux parce que lui et sa famille vont se soigner au Maroc, en Espagne et autres. Rien pour le peuple. Toujours pas d’hopitaux, d’ecoles, d’universites, d’electricite, de routes, pas de transports publics pour conduire le congolais d’un point a l’autre, pas d’internet, pas de marche( des aliments vendus a meme le sol dans la boue remplie d’asticots), plus d’administration, le fonctionnaire gagne un salaire de misère, pas de voirie pour ramasser les ordures dans les grandes villes. Le congolais respire et inspire les odeurs des ordures qui sont tout autour de son lieu d’habitation. Et monsieur le dictateur parle de la construction de l’Afrique. Alors qu’il n’y rien chez lui qui peut egayer le peuple. Apesa atala te et son peuple meurt de faim et de tout.
    Cette affaire d’envoyer les enfants vivants a la morgue, j’en ai eu ce cas . Mon propre petit-fils de quelques mois avait été conduit à la morgue vivant quoique malade, le service de réanimation l’avait declare mort en chemin avant d’atteindre l’hopital. Chose curieuse le jour de l’enterrement, il avait des selles frais dans ses habits. Il manque du matériel adequat pour les services médicaux mais aussi, certains agents de la santé sont au service du dictateur pour des pratiques macabres. Le seul but est de faire fonctionner les pompes funèbres ou plusieurs parents et guerriers à sa solde y travaillent. Nous avons combattu disent-ils. Il faut se partager le gateau avec les cobras et les parents des cobras.  » mobali na ngai asali element ».
    Que l’Eternel Dieu, l’Eternel des Armees célestes écoute les cris, les pleurs des Congolais. Qu’il voit la souffrance, la misère du peuple Congolais et agisse, intervienne. Trop c’est trop.

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