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L’Union Africaine : Une Marche à pas de Caméléon dans un Jeu d’Equilibrisme

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Robert Mugabe

Le lundi 08 juillet 2002, l’Organisation de l’Unité Africaine « OUA » tenait son dernier sommet à Durban au bord de l’océan indien, donnant ainsi naissance à sa fille « l’Union Africaine », comme l’avait tant souhaité le colonel Mouammar Kadhafi.

Bien qu’inspirée de l’Union européenne de par ses statuts, l’Union Africaine est par contre considérée par la majorité du peuple Africain, comme un simple groupement des dictateurs et despotes africains qui doivent se servir de cet outil pour se doter d’une certaine stature internationale. Considération due aux multiples décisions ou actions peu glorieuses  menées par cette institution.

Loin de revenir sur toutes ces décisions incompréhensibles prises depuis sa création par cette institution dont l’entière majorité du personnel est choisi par des Etats membres,  le Noyau politique du MCCD a tenu à souligner les deux dernières en date : la nomination lors de son dernier Sommet à Addis Abeba du despote zimbabwéen « Robert Mugabe », et le voyage dans les prochains jours sur Kinshasa, de l’ancien premier ministre togolais Edem Kodjo en qualité d’envoyé spécial de la présidente de la Commission. Le but de ce voyage : « Sonder l’actuel chef de l’Etat Joseph Kabila sur ses intentions pour l’élection présidentielle de 2016 ».

Alors que toute la communauté internationale a condamné « avec fermeté » des violences orchestrées par les hommes de Kabila lors des dernières manifestations contre la modification de la loi électorale, et presse le pouvoir de Kinshasa de promulguer la nouvelle loi amendée et votée par le parlement tel qu’en témoignent les propos sans ambiguïté de Russ Feingold, envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs, qui dans une déclaration a rappelé « le respect de la constitution et l’organisation des élections dans les délais ».  L’Union Africaine est encore dans la phase de sonder des dictateurs.

Comme lors de la révolution burkinabé qui eut raison sur Blaise Compaoré, l’Union Africaine attend que les dictateurs fassent plus de dégâts et soient contraints au départ, avant qu’elle ne vienne proposer ses talents de médiation avec un certain « conseil de sages pour la paix et la sécurité ».

Il sied de préciser que, bien que le journal griot au service du dictateur Denis Sassou Nguesso n’en fasse mention dans ses articles, Russ Feingold a rappelé que « le respect des constitutions est une nécessité, mieux une exigence pour tous les pays africains, dont le Congo Brazzaville ».

Là aussi, l’Union Africaine s’apprête à envoyer ses sondeurs auprès de chacun de ces dictateurs africains pour savoir ce qu’ils voudraient faire.

Quelle drôle d’institution dont l’idée de base de création de sa défunte mère « OUA », était de promouvoir les règles de démocratie, du panafricanisme, du respect de l’homme africain, de solidarité, de paix, du partage.

Plus que jamais convaincu de la victoire des combattants pour la liberté sur les forces du général Denis Sassou Nguesso, le Noyau politique du MCCD espère que fin des dictatures et l’expression d’alternance démocratique en Afrique, permettront le retour à ses règles de base de la construction de cette institution régionale.

MCCD : La Voix du Peuple Libre

 

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