Internationale

Loi électorale aux abords du fleuve Congo : et si le recensement est finalement l’une des solutions du despote Denis Sassou Nguesso ?

Sassou-Kabila

Depuis le début de l’année 2014 le débat sur la révision, la modification ou le changement de la constitution occupe la vie politique africaine au point où de nombreux charognards des dollars proposent leurs services aux dictateurs de plus en plus en difficulté.

Après la chute de Blaise Compaoré, ce malgré le travail de lobbying à son service de certains communicants et institutions corrompus, les lampadaires se sont surtout braqués sur les deux rives du fleuve Congo. Pour cause, les deux hommes tantôt complices père/fils de circonstance, tantôt méfiants voisins se regardant en chiens de faïence ont le même destin que l’ancien homme fort du Faso devenu seul dans un palais gardé secret au royaume du Maroc. Ce destin commun est « le départ du pouvoir avant la fin 2016 ».  

Pressés de tout bord par la mobilisation du peuple congolais et de la communauté internationale, de ne pas toucher à chacune des constitutions respectives, le gourou maçonnique et son fils spirituel se sont, en bons soldats parachutistes, lancés dans un saut d’essai dans le vide à une hauteur dont le choc pourrait encore être amorti. A l’image de la photo satirique parue dans Jeune Afrique quelques jours après la chute de Blaise Compaoré, montrant le gourou et son fils spirituel assis inquiets et se  demandant « qui va faire le saut d’essai », Denis Sassou Nguesso très malin convainc son homologue à s’engager le premier. Il sait que la réussite de son fils Joseph renforcera ses chances de réussite sans toucher à la constitution. Car l’une des revendications consensuelles des forces pour l’alternance démocratique est « le dialogue politique pour la gouvernance ou la maîtrise du processus électoral ». Que signifie au fond cette expression phare que demande l’opposition congolaise d’une des rives du fleuve Congo, alors que sur l’autre rive sa consœur ne s’y intéresse nullement ?

Cela veut tout simplement dire qu’il faudra revoir le contenu de la « loi électorale ». Donc refaire le recensement administratif, revoir la composition de la Commission électorale indépendante, sinon la mettre en place.

Tenant compte de la métaphore qui signifierait que « les mêmes causes produisent les mêmes effets », telle que chantée et souhaitée par de nombreux opposants et combattants depuis la chute de Blaise Compaoré, le Noyau politique du MCCD a jugé nécessaire d’analyser ces derniers événements afin de mettre en mouvement la réflexion qui permette aux forces vives de la nation pour l’alternance démocratique, de ne pas se lancer dans des revendications qui pourraient profiter au dictateur Denis Sassou Nguesso. Comment expliquer et comprendre que ce qui est considéré être une stratégie de prolongation de mandat pour Joseph Kabila, peut-il être un moyen pour l’opposition de l’autre rive du Congo pour déstabiliser le gourou initiateur?

Il faut être dupe pour ne pas comprendre que le machiavel Denis Sassou Nguesso, en reprenant les dires de son ancien adjoint au ministère de la défense, ne saisira pas cette occasion pour prolonger son fameux dernier mandat.

Le Noyau politique du MCCD s’inscrit dans son objectif de la fin de la dictature qui passe par l’éveille des consciences de notre peuple.

C’est pourquoi il se pose la question de savoir si « un dialogue politique convoqué par le dictateur aux abois, qui déboucherait vers un certain recensement ne permettrait pas au général d’armées de gagner du temps et aller au-delà de 2016 ? ». Ce basculement nous conduira de facto vers une sortie du cadre constitutionnel; base de la demande du départ du dictateur despote.

Il revient à chacun des patriotes mobilisés contre le pouvoir à vie du dictateur Denis Sassou Nguesso, de mettre la réflexion en mouvement afin de construire ensemble des thèmes plus crédibles et sûrs pour la victoire.

C’est le sens de la responsabilité et dont la base est « la politique en mouvement et dynamique ».

Le Non changement de la constitution représente en toute évidence le thème fort pour l’exigence de la fin du pouvoir sans partage de Denis Sassou Nguesso. Socle de la revendication autour duquel toutes les forces vives de la nation devront, comme au Burkina Faso et en RDC, se mobiliser.

Le MCCD, la Voix du peuple libre, s’inscrit dans ce devoir d’éveille de conscience et d’action d’onde de choc afin qu’aucune chance ne soit donnée au dictateur Denis Sassou Nguesso.

MCCD : La Voix du Peuple Libre

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