Nationale

Les Errements diplomatiques du dictateur Denis Sassou Nguesso

Sassou au Burundi Juillet 2013

Ayant longtemps eu l’ illusion de croire qu’il pouvait acheter avec de l’argent du peuple Congolais, via des intermédiaires lobbyistes, son acceptation et sa réception par de grands décideurs politiques du monde, Denis Sassou Nguesso serait devenu de moins en moins fréquentable par de grands décideurs politiques internationaux.
En effet, selon de nombreux analystes diplomatiques internationaux, le refus catégorique du premier président noir Américain Barack Obama Hussein de recevoir les dictateurs Africains à la Maison Blanche a beaucoup pesé dans la dégradation de la bonne image que donnaient faussement ces dictateurs. Ensuite, l’engagement du président Français François Hollande, justifié lors du XIVe sommet de la Francophonie à Kinshasa, de donner une autre orientation à la politique Africaine de la France a plus que fragilisé les dictateurs de l’Afrique Francophone qui voyaient en la France une garantie de la pérennité de leurs dictatures.

Denis Sassou Nguesso, qui à la différence de nombreux de ses homologues traine plusieurs casseroles avec multiples plaintes pour crimes économiques et humains introduites dans des juridictions internationales telles la plainte pour des centaines des disparus du beach et la plainte pour de nombreux biens mal acquis, serait le plus en difficulté.

Après avoir multiplié des démarches pour être reçu par le président Français à l’Elysée, le dictateur Congolais obtient enfin une visite officielle et se fait malheureusement humilié le 08 avril 2013 en obtenant une réunion de travail de moins de 45 minutes avec le président François Hollande en présence de quelques membres de son cabinet. Le dictateur Denis Sassou Nguesso n’aura donc pas eu l’occasion pendant cette rencontre de solliciter les services du président Français sur les deux points le préoccupant que sont l’intervention du président François Hollande auprès de la justice Française pour exiger le classement sans suite juridique de la plainte contre sa personne pour de nombreux biens qu’il a mal acquis au dépend du peuple Congolais et le soutien de la France à son projet sans issue de révision de sa propre constitution déjà taillée sur mesure. Le dictateur Denis Sassou Nguesso qui refusait toujours de croire en la sincérité du président Français lors de leur brève rencontre à Kinshasa, justifiant la liberté de la justice Française, aurait commencé à prendre conscience que les choses ont réellement changé. Finie la France-Afrique insolente, finie donc l’époque où le président Français faisait activement et sans vergogne au profit des dictateurs Africains, le contraire de ce qu’il disait passivement d’eux, ce malgré les souffrances de leurs peuples. Finie l’époque où le président Français s’affichait sans conscience humaine avec des dictateurs Africains les sublimant d’éloges de faiseurs de paix et de bonne gouvernance, au mépris de leurs peuples.

Le dictateur Denis Sassou Nguesso aurait donc décidé d’entamer une offensive diplomatique qui lui permettrait de se positionner sur le plan international. Sa première stratégie est son positionnement sur le continent en tant que médiateur dans presque tous les conflits politico-militaires qui sévissent en Afrique. Sauf que le dictateur Denis Sassou Ngesso dont tout le monde sait la manière par laquelle il est revenu au pouvoir en Octobre 1997 et le caractère dictatorial de son pouvoir ne fait l’unanimité dans aucun conflit. Son souhait de soutenir la médiation de Blaise Compaoré dans le conflit Malien avait sévèrement été rejeté par tous les acteurs intéressés dans le conflit. Sa médiation autoproclamée dans le conflit Centrafricain est un gros échec. Malgré ses nuls efforts, rejetés par tous les acteurs concernés, de se faire médiateur dans le conflit en République Démocratique du Congo, le dictateur Denis Sassou Nguesso s’est ouvertement dit prêt d’offrir ses services dans la résolution de ce conflit au point d’attirer des réactions très vives et négatives de la part de tous les états majors.  Et la dernière sortie du dictateur Denis Sassou Nguesso est son voyage de trois jours depuis le vendredi 26 juillet 2013 au Burundi. D’après nos sources, le dictateur Denis Sassou Nguesso voudrait ouvrir des discussions entre le pouvoir Burundais et l’une des fractions des rebelles ayant toujours refusé de déposer les armes et rejoindre le processus démocratique.
La deuxième stratégie du dictateur est l’organisation de forums et réunions lui permettant d’attirer de grands décideurs politico-diplomatiques internationaux. Là aussi, l’échec de la stratégie du dictateur est plus qu’alarmant pour ses proches qui commencent à douter de sa capacité de contenir la colère du peuple Congolais. La dernière en date est l’organisation du forum Forbes le 23 juillet dernier auquel aucun officiel Français, Amécain, Européen n’a participé. Le dictateur Denis Sassou Nguesso n’a réussi à faire participer à ce petit évènement que son homologue tricheur des élections Jean François Copé qui aurait reçu de la part de son ami Sassou Nguesso plusieurs milliards de francs CFA. D’ailleurs le PS, premier parti Français au pouvoir vient officiellement de demander par la voix de son premier secrétaire, monsieur Harlem Désir, des comptes au mendiant Jean François Copé.
Ha! Que c’est difficile d’être dictateur et vouloir se passer pour un grand dirigeant.

Nous prodiguons ce gratuit conseil au dictateur Denis Sassou Nguesso que la seule issue honorable et sûre pour lui serait d’accepter l’exigence de démocratie, de justice et de liberté du peuple Congolais. Ce vaillant peuple qui lui avait déjà pardonné en 1991, lors de la Conférence Nationale Souveraine, de tous ses crimes économiques et humains commis pendant ses premières 12 années de pouvoir monopartite.
Nous lui rappelons que choisir la voie sans issue du positionnement international qui lui garantirait la pérennité d’un pouvoir dictatorial dont les bases sont la corruption, l’intimidation et la pauvreté serait suicidaire pour lui. Le jour du réveil du peuple Congolais, tous ces prétendus amis de façade le lâcheront comme ils l’ont déjà fait par le passé avec Mobutu, Ben Ali, Moubarak, Khadafi, Saddam Hussein et d’autres.

MCCD: La voix du peuple libre

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