Le Sens de notre Combat

LE MCCD

Le Mouvement Congolais Contre la Dictature (MCCD), créé le 12 janvier 2012 aux Pays-Bas, sur acte No 54503477 de la chambre de commerce, est un mouvement qui  rassemble autour d’un projet, l’ensemble de femmes et d’hommes, citoyens du monde et défenseurs des valeurs de liberté, de justice et de démocratie; valeurs qui sont facteurs de progrès et de développement à travers la paix et la bonne gouvernance. Ayant malheureusement constaté  que [highlight]la dictature Denis Sassou Nguesso[/highlight] représente un obstacle pour la réalisation de ce projet ambitieux pour le développement du Congo, le MCCD croit nécessaire de contourner ou lever cet obstacle.

LE SENS DU COMBAT DU MCCD

Colonie française jadis connue sous le nom de Moyen-Congo, la République du Congo, constituée en 1958, proclame son indépendance le 15 Août 1960. L’expérience politique négative de  notre pays, depuis son accession à la souveraineté nationale, n’a apporté que de drames dans notre  vie quotidienne. Les règles fondamentales de démocratie, des droits de l’homme, de paix, de justice sociale et de développement, régissant l’état de droit, n’ont jamais été  respectées et appliquées par ses gouvernants. Les règnes tyranniques et dictatoriaux,  l’antagonisme politique  engrené par les putschs militaires, l’enrichissement illicite et scandaleux et  la corruption ont détruit le tissu économique et social.

Profitant de la fin de la guerre froide et de l’avènement de la démocratie en Afrique sub-saharienne, la République du Congo s’est engagée en 1990 sur la voie de la démocratie mettant ainsi fin à 30 années de monopartisme et à 12 années de dictature Dénis Sassou Nguesso. Une Conférence Nationale Souveraine à laquelle participèrent toutes les couches sociales Congolaises fut alors organisée pendant trois mois en 1991 et ayant défini les bases d’une Nation Démocratique respectant les droits de l’homme et la liberté d’expression. Des élections libres, démocratiques et transparentes auxquelles prirent part tous les partis politiques furent organisées par le gouvernement de transition, dirigé par le Premier Ministre André Milongo, et le Conseil National de Transition présidé par Monseigneur Ernest Kombo. Une constitution fut alors votée le 15 Mars 1992, constitution qui interdit en son préambule “la prise du pouvoir par les armes au Congo Brazzaville”; un parlement fut élu dont le groupe majoritaire avait la charge de former le gouvernement; un Président de la République, le professeur Pascal Lissouba, fut élu au suffrage universel direct le 20 Août de la même année. A peine environ 5 années d’expérience démocratique le Général des Armées Denis Sassou Nguesso, longtemps décidé de revenir par tous les moyens au pouvoir, brisa finalement les espoirs de tout un peuple en provoquant le 05 juin , une guerre meurtrière ayant fait plus de vingt mille (20.000) morts et plus de cinq cents (500.000) mille déplacés en cinq mois. La guerre qu’il  remporta le 15 octobre 1997 avec l’aide des troupes étrangères et de nombreux mercenaires. Depuis cette date, Monsieur Denis Sassou Nguesso a réinstallé au Congo Brazzaville, l’une des dictatures les plus féroces du 21ème siècle bafouant toutes les règles fondamentales des droits de l’homme. Pis, comme pour davantage persécuter les populations déjà profondément meurtries, sévissent de façon cruelle, des pratiques inhumaines telles: violation des droits fondamentaux de la personne humaine, arrestations arbitraires et exécutions sommaires, bâillonnement de l’opinion, tortures morales et physiques, carences alimentaires et absence de soins médicaux, sans omettre le règne des incuries mafieuses, la corruption sous toutes ses formes les plus abjectes, les détournements de deniers publics, la déforestation sauvage et bien sûr le florilège des parodies électorales pour légitimer un pouvoir plutôt dictatorial.

Il sied de rappeler que les Accords de Paix et de Cessation des Hostilités du 29 décembre 1999 exigeaient en son article 13 à toutes les parties en conflit, la tenue d’un Dialogue National Sans Exclusive sous l’égide de la Communauté Internationale dont son Excellence feu El Hadj Omar Bongo, ancien président de la République du Gabon en était le Médiateur. Malheureusement, Monsieur Sassou Nguesso organise en lieu et place en avril 2002, un monologue avec quelques partis de l’opposition de façade. Il est clair que ce pouvoir contraint le peuple Congolais à la révolte légitime contre la tyrannie et l’oppression, comme le stipule le préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme: Il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression. Ce qui explique le taux très élevé (95%) d’abstention à toutes les parodies électorales organisées par la dictature de Brazzaville pour tenter de légitimer un pouvoir pris par la force.

Le 04 mars 2012, des explosions d’armes dans des poudrières au nord de Brazzaville ont fait plusieurs milliers de morts, de déplacés et de sinistrés, suivi d’arrestations arbitraires de plusieurs militaires, politiques et avocats.

Aujourd’hui le monde bouge pendant que le Congo est jugulé encore par une dictature féroce. Ce vent chamboule les dictatures. Ces évènements sont la révolte populaire des sociétés opprimées en quête de liberté, de progrès et de démocratie. Ils sont intenses, profonds et radicaux. Ces profondes mutations entreprises par ce monde moderne à travers ces recrudescences nationalistes nous interpellent. Les multiples révolutions constatées ici et là en sont l’une des causes. Elles ont entrainé la chute des régimes dictatoriaux en Tunisie, en Egypte, en Lybie et s’étendent dans d’autres pays qui résistent encore malgré tout, mais qui finiront par céder à cette  volonté populaire. Les grandes démocraties du monde qui ont résolu d’enrayer ces dictatures en soutenant les peuples opprimés ouvrent une voie pour la reconquête de la liberté et de la démocratie.

Le Mouvement Congolais Contre la Dictature, en sigle MCCD, trouve ici le sens de son combat pour la liberté du peuple Congolais opprimé. Il s’engage ainsi, à atteindre son objectif qui vise la restauration de la démocratie au Congo. Le MCCD est convaincu que la communauté internationale, garante du respect des droits fondamentaux de l’homme dans le monde, l’accompagnera avec fierté, dignité et honneur, dans ce combat certes difficile, mais noble pour la liberté du peuple Congolais, longtemps opprimé par monsieur Dénis Sassou Nguesso, l’un des dictateurs les plus immondes du 21ème siècle.

C’est pourquoi, nous demandons à tous nos compatriotes (intellectuels, hommes politiques encore crédibles, société civile, hommes d’église, étudiants et élèves, travailleurs et autres…), soucieux du malaise du  Congo,  de s’engager avec courage, responsabilité et détermination à cette démarche pouvant créer les conditions d’une l’alternance dans notre pays pour éradiquer ce système politique médiéval qui nuit au progrès et au développement.

Le Congo n’est nullement tenu de manquer ces évènements historiques, imposés par les défenseurs des valeurs universelles et démocratiques, pour  s’offrir la liberté. Cela doit s’imposer si nous voulons faire prévaloir la justice, la paix et le développement. Ce régime dictatorial dont la plupart de ses acteurs sortent de cette école du passé ne fait preuve que de calamités. Elle ne génère que l’obscurantisme, l’ethnocentrisme, le tribalisme et le régionalisme qui sont des facteurs de division dans notre société. À présent, nous devons nous engager avec courage et de façon solidaire et pacifique, en unissant toutes nos forces, pour sortir de cette emprise et redonner au pays ses chances de développement. Cela passe par l’exigence d’empêcher le dictateur Denis Sassou Nguesso de réviser sa propre constitution déjà taillée sur mesure.

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