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Journalisme et dictature : quand les Dépêches de Brazzaville arrêteront-ils de jouer avec le feu ?

Jean-Paul-Pigasse 2

Longtemps considérés comme quatrième pouvoir dans l’ordre des institutions d’une nation, les médias représentent de plus en plus un pilier incontournable dans l’affirmation ou non de la démocratie. Sauf que dans plusieurs cas, les dictateurs abusent de ce pouvoir et en font usage pour abroutir les peuples afin de les maintenir à la servitude.

C’est le cas des Dépêches de Brazzaville qui depuis longtemps, permettent au dictateur Denis Sassou Nguesso de faire la propagande de son pouvoir corrompu et sanguinaire.

En effet, depuis la chute de l’ancien président Blaise Compaoré, ayant provoqué une grande secousse au sein du pouvoir dictatorial de Brazzaville, les Dépêches de Brazzaville n’ont cessé dans ces éditoriaux de souffler le chaud et le froid en martelant d’une part que le changement de la constitution reste incontournable et en insinuant d’autre part que si dans ce court temps imparti les gouvernants actuels ne résolvent pas le problème de graves injustices et discriminations au sein de la société congolaise dont les profiteurs sont des enfants issus des milieux privilégiés, cela engendrera des tensions sociales difficiles à contenir.

En parlant d’un inévitable changement de constitution et en affirmant de façon opposée que des discriminations qui ne disent pas leurs noms engendreraient des tensions sociales graves au Congo, les dirigeants de ce journal griot à qui les confrères de RFI avaient donné il y a quelques mois une vraie leçon de déontologie professionnelle, se rendent-ils comptent du jeu dangereux auquel ils se livrent ? Est-ce parce qu’ils sont conscients qu’ils prendront dès les premières tensions, des vols pour aller s’abriter en occident ou en Asie ?

Présenter de façon affirmative et opposée ces deux faits, c’est vraiment créer un climat de confrontations entre congolais dont l’entière majorité réalise de plus en plus que la seule et unique solution de paix et de sécurité au Congo est le « Non changement de la constitution du 22 janvier 2002 et l’annulation pure et simple du faux découpage électoral et de la mascarade du dernier recensement administratif ».

Marteler ces exigences dans chacun de ses éditoriaux serait pour les Dépêches de Brazzaville la meilleure façon de jouer le rôle de vrai média et de contribuer à promouvoir la paix et la sécurité au Congo.

Loin de revenir sur des exemples de mêmes types de médias griots au service des dictateurs qui ont fini par être vaincus par la colère populaire, le Noyau politique du MCCD, attire l’attention des dirigeants des Dépêches de Brazzaville qui doivent « arrêter de jouer avec le feu ».

Penser que de petits écrits peuvent changer la détermination et l’obsession du peuple congolais pour la liberté et la démocratie, tout en supputant que les gouvernants dictatoriaux de Brazzaville pourraient en quelques mois enrailler de profondes injustices et discriminations qu’ils ont eux-mêmes causées pendant plus de 17 ans,  c’est vraiment faire montre d’une grande irresponsabilité.

Les dirigeants de ce journal griot doivent comprendre et noter que « leur chef Denis Sassou Nguesso sera vaincu » comme l’ont toujours été tous les dictateurs malgré plusieurs médias à leur service. Ils seraient un jour tenus « responsables » si leurs écrits sont considérés comme ayant favorisé un climat de guerre au Congo.

Le Noyau politique de la voix du peuple libre est convaincu qu’il est faux de considérer que les journalistes de ce média ne pourraient exprimer leur talent  qu’en étant au service d’un dictateur. Ils seraient plus talentueux en mettant leur plume et leur intelligence au service du peuple congolais tout entier.

Que ces journalistes sachent qu’ils auront et mériteront bien leur place dans la nouvelle République congolaise dans laquelle la justice, l’égalité, la liberté et l’émulation seront des bases.  

MCCD : La Voix du Peuple Libre

4 comments on “Journalisme et dictature : quand les Dépêches de Brazzaville arrêteront-ils de jouer avec le feu ?

  1. PEUPLE SOUVERAIN CONGOLAIS – SOULEVEZ VOUS MAINTENANT !

    Le régime Denis Sassou Nguesso est à l’image d’une grande cour de recréation que chacun de nous a peut être eu l’occasion de vivre ou d’observer dans les cours d’école de n’importe quel pays.

    Cela veut dire que nous sommes en présence d’une gouvernance juvénile où les règles du jeu sont fixées par le plus fort de la cour de récré.
    Il faut donc des adultes pour dire aux enfants – stop la grande récré c’est terminé.

    Cependant, la tyrannie cynique SS Denis Sassou Nguesso est dans la lignée congénitale de ses incapables, ses fous, ses schizophrènes, ses psychopathes, ses sociopathes, ses mauvais, ses idiots, ses imbéciles, ses ivrognes, ses pervers et de ses êtres stupides, trop stupides pour être utiles au but de la condition humaine et aux libertés fondamentales.

    Ceci est un cas de prise de conscience pour le soulèvement populaire maintenant et de la justice du peuple souverain par ailleurs.

    En savoir plus: http://congo-objectif2050.over-blog.com/2014/11/congo-brazzaville-denis-sassou-nguesso-ses-crimes-de-masse-et-ou-contre-l-humanite.html

  2. L’hécatombe de la condition humaine au Congo !
    Incroyable mai vrai: le Congo Brazzaville de 2014 à 2016 pourrait perdre 47% de sa population active et 60% de ses élites de l’intérieur du pays. Sans oublier 70% de gènes cognitifs affaiblis pour cause de conditions épigénétiques insupportables ou intolérables.
    En cause, Denis Sassou Nguesso, l’homme de la Francafrique et de la famille pignasse kleptomane des deniers publics congolais, aujourd’hui milliardaire Français.

    http://congo-objectif2050.over-blog.com/2014/11/l-hecatombe-de-la-condition-humaine-au-congo-l-insalubrite-de-l-eau-et-l-acces-a-l-eau-potable-vers-une-mobilisation-generale-a-braz

  3. Isidore AYA TONGA accuse Denis Sassou Nguesso pour avoir délibérément détruit l’esprit critique, le but de la condition humaine et les libertés fondamentales au Congo Brazzaville !

    Publié le 22 Novembre 2014 par Congo-objectif2050
    PHILOSOPHIE !
    Pourquoi la survie du pouvoir de Denis Sassou Nguesso et de son régime tyrannique sont-ils structurellement, juridiquement, philosophiquement, économiquement, socialement, culturellement, environnementalement et potentiellement problématique quant au but de la raison, de la conscience congolaise, de l’esprit critique des intellectuels, de la condition humaine, des libertés fondamentales et de l’avenue d’une civilisation nouvelle à l’échelle du Congo Brazzaville?
    On ne peut parler d’être humain que pour un être qui s’est affranchit du déterminisme naturel. L’humanité est dans la signification du but de la condition humaine, des libertés fondamentales et de la civilisation…

    http://congo-objectif2050.over-blog.com/2014/11/isidore-aya-tonga-accuse-denis-sassou-nguesso-pour-avoir-deliberement-detruit-l-esprit-critique-le-but-de-la-condition-humaine-et-le

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