Internationale

François Hollande : les engagements du candidat détruits par les échecs politiques du président?

François Hollande-lunette

Le projet qui a porté le 06 mai 2012, le candidat à l’élection présidentielle, François Hollande, à la tête de la France était composé par un ensemble de 60 engagements dont la réalisation et l’application devraient permettre le redressement de la cinquième puissance du monde.

Deux années après cette brillante élection d’un homme qui quelques mois au para-avant, ne figurait sur aucune liste des favoris ou outsiders des candidats à la primaire socialiste, selon des résultats de nombreux instituts de sondages, la déception du peuple français et même des électeurs de gauche semble être totale.

Cette déception semble encore être plus grande pour les peuples opprimés, qui voyaient en cet homme et en son 58ème engagement, un grand espoir pour la fin de la « Françafrique », cette organisation mafieuse, égoïste et inhumaine, dont le seul objectif est l’enrichissement, la gabegie, le pillage, les assassinats, la dictature et l’injustice.

L’homme qui, fraichement élu avait fixé un cap a fini peu à peu par se décaper lui-même au fur et à mesure que les résultats de ses actions engagées se révélaient être de gros échecs politiques détruisant ainsi les engagements du candidat, espoir de nombreuses populations.

Loin de revenir sur ce décapage de l’homme président, nous retiendrons le total changement de la politique Africaine de la France du président Hollande.

Après avoir fait montre de fermeté vis-à-vis de nombreux dictateurs dont le général d’armées congolais Denis Sassou Nguesso, le président français a changé de cap à petits pas. Des rencontres de 15 minutes ponctuées par des poignées de mains froides, aux rencontres dans l’obscurité n’ayant permis aucun photographe de faire une jolie photo pour immortaliser l’événement, le locataire de l’Elysée a fini par mettre dans les oubliettes des exigences de démocratie, de bonne gouvernance et de respect des constitutions comme préalables pour l’aide au développement ou de réception à l’Elysée des dictateurs africains.

Le « signe de reconquête politique » que voient en lui de nombreuses éditions de la presse française à travers le port de nouvelles lunettes, pourrait-il être considéré par les peuples opprimés, comme une « reconquête des dictateurs » par le président Français ?

Les dernières déclarations à Kinshasa de l’actuelle ministre française de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, en disent long. D’après Marylise Lebranchu, « la France de François Hollande n’a pas à se prononcer sur des questions internes. Paris n’a pas de leçon à donner à Kinshasa ».

Mais la question que l’on pourrait se permettre de poser à la ministre française: « quelles sont les questions externes de Kinshasa ou de Brazzaville qui intéresseraient la France et auxquelles Paris aurait des leçons à donner à Kinshasa ou à Brazzaville ? »

Une chose est vraie, tel que l’a toujours fait remarquer le noyau politique du MCCD, la Voix du Peuple Libre, « la fin des dictatures immondes, dont celle de Brazzaville incarnée par le despote Denis Sassou Nguesso, ne serait possible que grâce au combat, certes difficile, mais d’une grande noblesse que mènent les combattants pour la liberté ». La France, soucieuse de ses intérêts quel qu’en soit le prix,  s’intéressera le jour de la liberté aux problèmes internes de ces pays; et Paris se résoudra finalement à donner des leçons de respect des droits des hommes qui, sous sa protection, auront maltraité des décennies durant, des populations faibles.

Nous sommes conscients que le salut du peuple africain ne viendra jamais de Paris qui, par peur de voir ces pays se doter des dirigeants dignes, préfère soutenir par politique de vassalisation, des dictateurs à son service.

Mais aucun peuple n’a été maintenu à la servitude ni l’esclavage de façon éternelle.

MCCD : La Voix du Peuple Libre

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