Internationale

Forces Armées Congolaises : la peur et la fuite en avant du dictateur Denis Sassou Nguesso

Forces armées congolaises-séminaires de formation

Les pratiques du dictateur Denis Sassou Nguesso en faveur des chefs miliciens de ce clan et contre la majorité des officiers, sous-officiers et hommes de rangs intègres, provoquent de fortes tensions au sein de l’institution militaire congolaise.

Dans une publication du 21 février 2014 intitulée « Vives tensions au sein des Forces Armées Congolaises », la Voix du Peuple libre révélait le climat délétère qui règne entre officiers, sous-officiers et hommes de rangs, engagés et déterminés à soutenir le peuple contre la volonté du général « lâche » Denis Sassou Nguesso de vouloir modifier sa propre constitution afin de mourir au pouvoir et y laisser un fils ou un membre du clan.

D’après nos sources, le despote Denis Sassou Nguesso, conscient de la grogne, bien que moins visible à ce jour, au sein des Forces Armées Congolaises, aurait par « peur »,  mis en place avec ses valets, une stratégie de « fuite en avant »  qui consisterait à organiser des séminaires ou petits stages de formations de certaines unités militaires et procéder à des nominations trompe œil de certains officiers.

C’est ce qui justifierait d’ailleurs les deux événements qui ont eu lieu dans la même semaine à Brazzaville : d’une part « les stages de formation des 40 pilotes des unités motocyclistes » et d’autre part « la formation au commandement des chefs de corps de l’armée ».

Denis Sassou Nguesso oublie vraiment que pour la grande majorité d’officiers, sous-officiers et hommes de rangs, il est le « mal » que vit cette grande institution, autrefois  respectée, mais aujourd’hui affaiblie et humiliée.

Le mal qui sévit au sein de cette institution est la politique clanique, la stratégie régionaliste, des pratiques ethno-tribales,  qu’il y a instituée.

Ce n’est sûrement pas par le biais de quelques séminaires de formations ou par l’octroi de quelques certificats et surtout pas par des nominations « trompe œil », qu’il arrivera à résoudre les problèmes qui gangrènent cette institution et dont lui, et lui seul est responsable.

De la même façon qu’un peuple « soumis à la servitude » finit un jour par se révolter pour dire « Non ! Trop c’est trop », c’est de la même façon que des officiers, sous-officiers et hommes de rangs « soumis à toutes sortes d’humiliations et exclusions » finissent un jour par se rebeller et dire « Non ! Plus jamais ça ».

L’on ne peut se permettre et s’engager de mettre aux arrêts en plein jour, un officier supérieur, après avoir filmé les corps sans vie des innocents tués pendant ces opérations meurtrières, et penser que cette institution va se mettre à votre service en organisant de petits séminaires, stages de formation ou ateliers.

Les films des innocents tués chez le colonel Marcel Ntsourou que vos services ont mis sur le net, par stratégie de la peur et d’intimidation, se retourneront contre vous, monsieur le poltron général des armées.

Le monde entier a vu ces images sanguinaires qui sont depuis longtemps dans les mains de vrais combattants pour la liberté, engagés et détermineés à créer les conditions qui permettent de vous exiger de rendre des comptes un jour.

Oui, vous rendrez des comptes à notre peuple, tôt ou tard. Révisez un peu l’histoire, vous vous rendrez compte que vous êtes l’un des rares, sinon le seul dictateur « en exercice » qui fasse l’objet des plaintes internationales pour crimes de sang.

Réitérant son soutien à tous ces officiers supérieurs, officiers et hommes de rangs de notre armée, le noyau politique du MCCD, rappelle que « le peuple Congolais compte beaucoup sur votre institution, afin de l’accompagner dans son combat pour la reconquête de sa liberté. »

Le général poltron Denis Sassou Nguesso, incapable de lever son petit doigt contre Dos Santos dont les militaires mettaient il y a quelques mois, nos militaires aux arrêts sur notre sol, ne pourrait en aucun cas être au- dessus de votre « serment ». Ni ces pétrodollars, ni des nominations fallacieuses ne sauraient vous « détourner » de votre serment. Ce n’est qu’une « fuite en avant » parce qu’il a « peur » de votre réaction.

MCCD: La Voix du Peuple Libre

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