Internationale

Elections locales factices : le décret du dictateur Denis Sassou Nguesso qui fait office de pression psychologique sur ses complices et faux opposants

Les élections « transparentes ou factices » représentent pour tout système politique du 21ème siècle un moyen de se donner une légitimité respectivement « démocratique et populaire » ou « dictatoriale et clanique ».

Sauf que, contrairement à un pouvoir qui tire sa légitimité de l’expression démocratique du peuple, le pouvoir dictatorial doit obligatoirement trouver des complices qui devront jouer le rôle de faux opposants pour se rassurer un semblant de démocratie aux yeux du monde.

Depuis plusieurs semaines, le dictateur Denis Sassou Nguesso qui, rassuré de la fidélité de ses valets et complices a choisi la voie du référendum pour rester au pouvoir à vie, s’est rendu compte que le travail d’ « éveil de conscience » engagé par les « combattants pour la liberté » est en train de faire bouger les lignes, au point où plusieurs voix commencent à s’élever même dans son propre clan pour demander le « non changement de la constitution et surtout la nécessité d’une alternative démocratique ».

Mais en bon stratège et conscient du fait qu’il tient alimentairement ses valets et complices, le dictateur congolais a décidé de frapper fort. « Mettre pression sur nombreux d’entre eux en signant à la grande surprise, le décret qui fixe la tenue des élections locales factices au 28 septembre 2014 » avec une période de dépôt de candidature d’une semaine maximum dont la date limite est au 06 septembre. Elections qui auraient dû, selon les dires de certains acteurs, se tenir il y a plus d’une année.

Un grand cours de dictature et un gros coup de massue à l’ensemble des partis et acteurs politiques complices constitués en opposition modérée et radicale selon les accointances de chacun de ces acteurs avec le dictateur.

En effet, d’après nos sources, plusieurs formations politiques seraient au bord de l’éclatement et divisés pour la plupart en deux blocs : ceux qui veulent boycotter ces élections factices et ceux voulant obligatoirement y participer.

Le journal griot « Les Dépêches de Brazzaville » au service du dictateur en fait d’ailleurs, depuis quelques jours, un sujet éditorial principal de moquerie. « Qui de ces opposants de façade et de ces opposants de la famine, comme on les appelle en Lingala « Bas opposants ya nzala », s’engagerait-il à sacrifier les miettes qui lui garantissent une survie ? ». Ce journal l’a d’ailleurs annoncé que « ces élections locales sont un test pour la dictature pour se faire une idée de ce qui se passera dans les prochains mois sur le projet brûlant de changement de constitution ».

En signant ce décret, le général d’armées congolais vient de montrer à tous ses valets et complices que c’est lui le « maître du jeu ». La récréation est terminée. Ou vous faites le choix de la dignité pour être du côté du peuple congolais et vous vous privez de garantie alimentaire, ou vous faites le choix de l’humiliation pour être de mon côté et vous vous rassurez de vos privilèges et de garantie alimentaire. Mais pas un pied avec moi et un pied avec le peuple. « C’est soit l’honneur soit  le déshonneur. Mais pas les deux à la fois ».

Le cynisme et le mépris du dictateur congolais; il a fait annoncer la signature de ce décret qui fixe la période de dépôt de candidature d’une semaine maximum, en étant hors du Congo. Donc il ne laisse aucune chance de recours ni de contacts à ces valets et surtout ne pas permettre aux acteurs de ces formations politiques de se concerter.

Ce qui est vrai, ceux qui auront fait le choix de la dignité en se mettant cette fois du côté du peuple congolais auront certainement raison et ne seront jamais déçus d’avoir fait le bon choix; car le dictateur Denis Sassou Nguesso sera vraisemblablement vaincu par notre peuple.

« Nous vaincrons le brigand général d’armées Denis Sassou Nguesso».   

MCCD : La Voix du Peuple Libre

3 comments on “Elections locales factices : le décret du dictateur Denis Sassou Nguesso qui fait office de pression psychologique sur ses complices et faux opposants

  1. Dans 97% de cas, les dictateurs apportent le chaos à leur peuple. Tous ceux qui travaillent ou soutiennent les tyrans ont besoin de les protéger pour aussi éviter le chaos.

    Par ailleurs, un peuple qui a connu 15, 20, 25, 30, 35, 40 ans et plus de dictature aura besoin de la moitié de ce temps passé pour pouvoir se reconstruire.

    Cette durée est d’autant plus importante quand les dictatures se suivent et se ressemblent. C’est la règle, elle est universelle et immuable partout dans le monde.

    Oui, quand le peuple est régulièrement abusé, affamé, désargenté, humilié, brutalisé, endeuillé, torturé, fliqué, traqué, spolié, des-humanisé, assigné à résidence, démobilisé et somalisé(climat politique délétère) – il est naturellement possible que ce peuple soit déconstruit au niveau mental, émotionnel et social.

    La portée de nuisance du dictateur Sassou Nguesso s’étend jusqu’à détourner chez tout un chacun toute possibilité de réfléchir et de penser.

    Le peuple est alors conduit à s’adonner à des occupations médiocres et primitives (survie au quotidien, loi de la jungle, rackets, acculturation, proxénétisme, sexe, prostitution, alcool, rituels sataniques, sorcellerie, veillées mortuaires, etc).

    Ainsi anéanti, le peuple, réduit à adhérer à la pensée unique et stupide imposée par le dictateur, n’œuvre plus à sa construction cognitive, mentale, psychique, émotionnelle et sociale.

    Dans les conditions d’avilissement généralisé, le peuple accepte d’être complice du tyran et nourrit son pouvoir par sa propre coopération.

  2. Il prend les gens pour des jouets, des personnes sans valeur a sa seule solde. Il balance les gens comme des feuilles d’arbres qui sont obligees de se courber flechir selon la direction du vent, il souleve, emporte, depose, place les congolais comme un tourbillon a son passage.
    Mais il se trompe. Il oublie qu’il n’est qu’un homme dont Dieu seul tient son souffle de vie.
    En Espagne, il donne des orders aux congolais comme s’il etait Dieu. L’argent du Congo c’est pour le peuple congolais. S’il distribue l’argent congolais pour satisfaire ses conneries, les congolais doivent prendre cet argent et desobeir.
    Il est tetu plus qu’un ane mais sa fin est proche.

  3. L’OBSCURANTISME COMMANDE ET LA STUPIDITÉ OBÉIT !
    Chers citoyens congolais d’occident ou de la civilisation – ensemble pour chier dans les WC et n’oubliant pas la chasse d’eau !

    Par raison de civilisation, 90% des êtres libres et civilisés chient dans l’eau. Ceci est pourtant une insulte au Congo venant de ceux du Sud à l’encontre des habitants des régions nordistes forestières inondées.
    L’eau est pour le nord du Congo comme l’eau en Camargue, dans le marais poitevin en France par exemple, à Venise, aux pays-bas, en Louisiane( USA), au Canada, au Bénin, en Inde, en Amérique latine, en chine et au japon, etc…

    Dans ces contrées, la gestion de l’eau et des espaces et milieux aquatiques ont permit à l’homme libre, éduqué et civilisé de créer toute une ingénierie apportant une valeur ajoutée écologique ou de développement durable reliant intelligemment l’homme à la nature et améliorant ainsi sa condition humaine dans l’espace et le temps sur différentes échelles civilisationnelles.

    http://congo-objectif2050.over-blog.com/2014/09/declaration-des-assises-nationales-du-congo-par-le-coordonnateur-jean-luc-malekat.html

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.