Nationale

Dialogue inclusif: une vraie escroquerie d’une opposition divisée

MCCD_Mierassa et Dzon

Dans son discours de fin d’année à ses partisans, le dictateur congolais Denis Sassou Nguesso avait clairement an- noncé « sa préférence pour un dialo- gue entre ses partisans et complices ». Depuis cette annonce, l’on assiste à une bagarre entre partisans et complices de Denis Sassou Nguesso lui suppliant tour à tour de convoquer le fameux dialogue. Dialogue qui permettrait au chef despote de prolonger son système dictatorial et de distribuer des postes aux partisans et complices.

Selon plusieurs sources de Mpila, cette course de positionnement des carrié- ristes amuse le dictateur congolais. On ne compte plus le nombre de fronts, coalitions, rassemblements qui se créent ci et là avec comme seule de- mande: La convocation par le dictateur aux abois d’un dialogue inclusif.

Des chefs rebelles d’hier ayant remis quelques armes à Sassou, aux compa- gnons de guerre contre la démocratie, en passant par quelques membres de son parlement godillot et de certains de ses ministres en fonction qui l’ac- compagnent dans la destruction de notre société. Tous se mettent dans la danse au rythme où certains ne s’aper- çoivent pas De profondes contradic- tions dans leurs propos et dans leurs actes.

Afin de comprendre cette énième es- croquerie à grande échelle, le Noyau politique du MCCD a analysé le fameux mémorandum du Front républicain « FROCAD » dont la création il y a quel- ques mois à l’initiative du vaillant jeune combattant Paul Marie Mpouélé était saluée par tous. Sauf qu’en lisant ce mémorandum, l’on se rend compte de la manœuvre de nombreux acteurs du défunt Front uni qui demandaient en 2009 la convocation par le dictateur d’un dialogue républicain dont la suite est connue de tous et surtout de ces acteurs.

Déjà sur la forme, ce mémorandum adres- sé à la « Très haute attention de Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la Répu- blique du Congo », selon les mots du FRO- CAD, est écrit à la troisième personne du singulier. Cela signifie que le dictateur De- nis Sassou Nguesso n’y est pas directe- ment interpellé. Admettons que ce même mémorandum dans sa forme soit adressé à la « Très haute attention de Monsieur de Monsieur Ban Ki Moon, Secrétaire Général de l’ONU », ce dernier serait-il interpellé et obligé d’y donner réponse?

Est-ce-dire que les rédacteurs de ce mémorandum n’ont pas pu comprendre cela? Ou bien c’est fait exprès pour divertir des esprits faibles?

Dans son contenu, les contradictions sont si nombreuses que les relever toutes sur plusieurs pages cette publication.

Néanmoins, Il sied de noter l’une de ces contradictions les plus graves.

En demandant au dictateur de convoquer un dialogue inclusif qui devrait se tenir avant la fin du mois de mars, donc dans moins de 10 jours, l’on peut bien se poser la question de savoir si ces acteurs ne sont pas rassurés et confiants des promesses que leur aurait pu faire le dictateur. Que se passerait-il si fin mars, le dictateur ne convoquait pas ce dialogue? « Wait and see » comme disent les anglophones. Mais ces acteurs doivent savoir que la parole politi- que est sacrée.

En souhaitant la participation de la Communauté internationale, ces ac- teurs ont-ils quelques éléments d’une organisation internationale ou d’un lea- der international ayant manifesté un désir de jouer le rôle de médiateur dans un dialogue qui se tiendrait dans moins de 10 jours?

Pire, en faisant leurs, des exigences contenues dans le mémorandum de février 1997, ces acteurs ont-ils réalisé que la signature le 31 mai 1996 de l’Ac- cord-cadre dont ils font état, pour un Recensement Administratif Spécial n’avait pas nécessité la tenue d’un dialogue inclusif?

Saluant l’initiative du rassemblement des forces vives de la Nation et rappelant l’exigence de la maîtrise du processus électoral par l’ensemble de la classe politique, le Noyau politique du MCCD réaffirme que l’organisation de tout dialogue ne sera possible qu’après la garantie de départ du dictateur despote Denis Sassou Nguesso. Toute convoca- tion de dialogue par le dictateur congo- lais avant cette exigence sera considé- rée comme une provocation et une énième escroquerie d’une classe politi- que irresponsable contre notre peuple. Tous ceux des complices et valets du dictateur qui choisiront insolemment cette voie sans issue subiront le jour J, le même que leur chef, comme cela avait été le cas au Burkina Faso.

MCCD: La Voix du peuple libre 

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