Internationale

Conseil de sécurité de l’Onu : Le Tchad d’Idris Deby Itno élu membre non permanent

Conseil de sécurité-Tchad membre

L’Assemblée générale des Nations a élu cinq nouveaux membres au Conseil de sécurité le jeudi 17 octobre dont le Tchad, le Nigeria, le Chili, la Lituanie et l’Arabie Saoudite. Ce qui retient notre attention de ces cinq nouveaux membres, c’est l’élection du Tchad d’Idris Deby Itno au moment où la sous-région d’Afrique centrale est à proie à des conflits militaires graves auxquels le dictateur Denis Sassou Nguesso s’autoproclame médiateur. Le Conseil de sécurité compte quinze membres, dont cinq permanents dotés d’un droit de véto : les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France et la Grande-Bretagne. Cette élection du Tchad est la preuve d’une vraie volonté du président Idris Deby de se positionner, comme force incontournable dans la sous-région; alors que le dictateur Denis Sassou Nguesso se fait humilié par l’Angolais, en laissant 57 militaires prisonniers sans en informer la population. Saluant cette élection déjà critiquée par certaines organisations de défense des droits de l’homme, nous interpellons la conscience du président Tchadien et lui prions de donner un sens à cette élection en devenant au Conseil de sécurité, la voix des populations de la sous-région qui militent pour la liberté, la paix et le bien-être.

L’Arabie Saoudite, pourtant en lice avec les quatre autres élus a surpris tout le monde. Quelques heures après cette élection, elle a déclaré le vendredi 18 octobre, refuser d’entrer au Conseil de sécurité de l’ONU pour protester contre ‘’l’impuissance’’ de cette instance face au drame Syrien. Mais, elle veut également exprimer son malaise face à la nouvelle politique de Washington et en particulier aux positions du président Barack Obama sur l’Iran, la Syrie et le Yémen. Selon un diplomate à New York, la réaction de l’Arabie Saoudite est une première dans l’histoire du Conseil de sécurité de l’ONU. Malgré les interprétations partagées de divers acteurs diplomatiques dans le monde, de Washington, à Moscou, en passant par Paris et Ankara, nous retenons simplement que l’Arabie Saoudite vient de poser là un acte historique, soit dans sa positivité, soit dans sa négativité. Sauf que perdre un tel siège qui représente pour toute nation, une tribune d’expression, serait à notre point de vue pour l’Arabie Saoudite, tirer une balle dans ses propres pieds. L’ONU devra en tirer des leçons.

MCCD : La Voix du Peuple Libre

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