Internationale

Congo-Gabon:un hommage pompeux du Congo de Sassou à Bongo-Ondimba sans le Gabon

Le 14 mars 2009, cinq ans jour pour jour, le dictateur Denis Sassou Nguesso perdait sa bien-aimée première fille et le Gabon perdait sa première dame « Edith Lucie Bongo-Ondimba ».

Afin de commémorer ce triste anniversaire de la disparition de sa fille, le dictateur Denis Sassou Nguesso a mobilisé des moyens lourds à la hauteur de l’esprit festoyeur que représentait la vie de la regrettée.

Mais pour les Gabonais dont la regrettée était la première dame, cette commémoration n’a suscité aucun intérêt.

En plus de plusieurs invités religieux, des membres du gouvernement, des corps constitués nationaux et internationaux, des autorités politiques et administratives, quatre chefs d’Etat, tous de l’Afrique de l’ouest dont les présidents Ibrahim Boubakar keita du Mali, Boni Yayi du Benin, Alpha Condé de la Guinée Conakry et Ernest Bai Koroma de la Sierra Leone ont répondu présent en effectuant le déplacement pour Edou, village natal du dictateur.

Les deux localités d’Oyo et d’Edou, hôte de la cérémonie, ornées des banderoles et portraits à la mémoire d’Edith Bongo-Ondimba ont connu un effervescence.

D’après nos observateurs, tout ceci ressemblait aux cérémonies festives organisées par le dictateur Mobutu, roi du Zaïre, quelques années avant sa descente aux enfers.

Organisations des compétitions sportives suivies d’octroi de prix, dépôt de gerbes de fleurs, bouffes, boissons, danses. Tout y était.

La messe d’action de grâce en mémoire de la grande Edith Bongo-Ondimba a été concélébrée par l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, ayant traversé les deux rives du fleuve Congo pour la circonstance.

A croire que Denis Sassou Nguesso aurait orchestré en mars 1977, l’assassinat du seul cardinal congolais, Emile Biayenda. Il en fait maintenant déplacer des pays voisins pour célébrer la messe en la mémoire de sa fille. Quelle ironie !

Seuls ont manqué à l’appel du dictateur, le Gabon de Bongo-Ondimba et les autres chefs d’Etat d’Afrique centrale.

Le Noyau politique de la Voix du Peuple Libre dit « paix à son âme ».

MCCD: La Voix du Peuple Libre

2 comments on “Congo-Gabon:un hommage pompeux du Congo de Sassou à Bongo-Ondimba sans le Gabon

  1. Il tue, écrase les enfants des autres. Pas de sepulture pour eux, engloutis par la terre, la chair arrachée par les chiens, jettés dans les eaux, brulés, …
    pas de memoire pour eux. Pays d’injustice du dictateur.
    Qu’a-t-il fait et dit ce jour 18 Mars 2014. Ce jour ne lui rappelle plus rien sinon son » pouvoir ».
    Ceux qui ne se sont pas déplacés ont bien pensé. Ceux qui se sont deplacés pour la fete ont fait mieux, c’est une occasion de mettre dans la poche l’argent du Congo auquel les autres n’ont pas la possibilité ou ne veulent pas par simple dignité. Vaut mieux mourir de faim que de faire la courbette pour un bien qui appartient à nous tous, je dirai: la richesse du pays.
    Vive le Congo! Congo tu es riche. Dieu t’a tout donné. La prevue est que le dictateur fête tous les jours, distribuant automatiquement des liaces de billets de banque. Congo tu es riche. Les egoistes par le biai du dictateur sassou t’ont placé par force sur la liste des pays pauvres tres endettés. Oh Congo! Combien d’enfants as-tu à ce jour? Moins de 3 millions mais ils souffrent de la misère, la pauvreté, la maladie, ils manquent de tout malgre la richesse que tu leur as donnée en ressources de tout genre.
    Que Dieu te console, essuie tes larmes dès 2016 et vive une ère nouvelle. Rien n’est impossible.

    Merci Seigneur Jesus de delivrer le Congo de la dictature.

  2. La presse et le peuple guinéens s’étonnent du déplacement de leur président à Oyo, du fait du silence et de la discrétion qui l’ont entouré. Certains y ont vu un agenda « maçonnique ». On peut aussi s’interroger sur la présence du béninois TYB , lui aussi franc-maçon, qui était déjà à Impfondo une semaine plus tôt, à l’occasion du FIPAC. Comprenne qui pourra.

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