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Congo-Burkina: deux constitutions-une exigence, deux oppositions-deux méthodes-deux statuts

Congo-Burkina-opposition

Le 07 décembre dernier, faisant suite à la démission en masse des membres du CDP, parti du président Burkinabé, Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, la Voix du Peuple Libre avait publié un article intitulé « Burkina-Congo : deux constitutions-deux hommes-un destin, deux partis-deux statuts ».

Après la démission ce jeudi 16 janvier, du député du CDP, « le larlé naaba tigré, Victor Tiendrébéogo », le noyau politique du MCCD, a pensé en mode « retour », rapprocher les méthodes des deux oppositions Congolaise et Burkinabé, face à une même exigence qui est « la non révision des deux constitutions respectives. »

Alors que l’opposition Burkinabé s’agite moins, se solidifie, se structure, de façon constante autour d’une seule et même exigence : « le départ en 2015 du président Blaise Compaoré », l’opposition Congolaise elle, s’agite de plus en plus, se désagrège, se désorganise, tâtonne autour de multiples revendications: « tantôt la demande au dictateur d’organiser des états généraux de la nation, tantôt l’exigence de la non révision de la constitution, tantôt le départ en 2016 du dictateur Denis Sassou Nguesso, tantôt la demande au dictateur d’organiser les états généraux de l’éducation. »

L’analyse de ces deux méthodes montre clairement que, malgré le destin commun réservé aux deux constitutions Congolaise et Burkinabé, l’opposition Burkinabé semble mieux organisée que sa consœur Congolaise, dans son combat pour l’alternance démocratique.

Contrairement à l’opposition Burkinabé, confortée et renforcée par le désagrégement du « CDP », le parti de Blaise Compaore, le « PCT », parti de Denis Sassou Nguesso, est conforté et renforcé par le désagrègement de l’opposition Congolaise dont les partis anciens comme jeunes se mettent dans des spectacles de divisions internes et externes incompréhensibles. Au point où, même la justice aux ordres du dictateur qu’ils se disent combattre, est souvent appelée au sauvetage ou à la rescousse pour jouer le gendarme qui devrait définir le courant ayant le droit de faire usage des symboles du parti. Quel cynisme ! Quelle bassesse militante !

Au moment où le parti au pouvoir Burkinabé appelle l’opposition au dialogue, l’opposition Congolaise multiplie des initiatives solitaires et désorganisées pour supplier, « pleurnichant », le dictateur de convoquer et organiser n’importe quel type d’assises.

Certains demandent les états généraux de la nation, d’autres se revendiquent partisans de l’INA, les uns souhaitent le dialogue direct, d’autres s’inscrivent dans la logique d’assises tous azimuts, au point où le peuple Congolais désorienté, n’arrive plus à suivre.

Qui suivre vraiment dans cette cacophonie et cette irresponsabilité?

Certaines sources annoncent même de récentes agitations au sein de nombreuses officines intérieures et extérieures, qui seraient dans une dynamique de créations de partis et/ou  associations politiques, afin de participer à une possible mascarade d’assises qu’organiserait prochainement le PCT et ses transfuges, accompagnés par des complices et/ou  des révisionnistes et carriéristes. Tout ceci sous l’autorité de l’homme fort de Mpila, le général des armées.

Le dictateur Congolais, contrairement à son homologue Burkinabé qui vit une grande incertitude, se pavane et laisse dire à qui veut l’entendre, qu’il n’y a personne à ce jour capable de le remplacer.

Certains Congolais qui osaient tant espérer vivre l’exigence du départ du dictateur, semblent douter de cette évidence

Comme l’a toujours signifié le noyau politique du MCCD, « notre combat ne s’inscrit pas dans une dynamique obsessionnelle contre monsieur Denis Sassou Nguesso. Mais ce combat s’inscrit dans la dynamique noble contre le système immonde et morbide incarné par Denis Sassou Nguesso et pour la liberté et le bien-être de notre peuple. » Cela veut simplement et clairement dire que le MCCD combattra, avec la même énergie et la même détermination, tout système qui mettrait en place les mêmes stratégies de terreur et de peur pour asservir notre peuple.    

Le MCCD reste plus que jamais convaincu que, malgré la participation des uns et des autres à une énième mascarade d’assises du pouvoir de Brazzaville, notre vaillant peuple saura être « digne », comme il l’a toujours été.

Notre peuple ne se laissera jamais distraire par un homme qui aura détruit notre jeune démocratie au prix du sang des innocents et au prix de nombreuses humiliations de nos compatriotes poussés en exil et obligés à la mendicité.

Comme en 1999, en 2002, en 2004, en 2006, en 2009, en 2009, des soucieux de ventre et de faibles aux matériels, seront considérés comme des complices d’un clan égoïste, qui prive notre peuple des besoins humains primaires.

Il est clair que le l’opposition Congolaise et l’opposition Burkinabé, bien qu’ayant toutes les deux, le même devoir « d’exigence d’alternance démocratique » dans leurs pays respectifs, ont à travers cette analyse des statuts différents : « statut de coquille désorganisée sans ambition  pour l’opposition Congolaise- et statut de structurée, ambitieuse et responsable pour l’opposition Burkinabé. » Espérons et souhaitons que l’opposition Congolaise fasse montre d’un sursaut patriotique et change sa méthode de combat.

Il sied de noter que « le laré naaba tigré » est l’un des ministres du « Mogho Naaba », le chef des Mossi. La démission du laré naaba tigré signifierait-elle « le non soutien du grand chef des Mossi au président Blaise Compaoré ? » Ce serait une grande cascade dans la vie politico-traditionnelle de ce pays où les chefs coutumiers ont une grande influence et jouent un rôle majeur dans la stabilité sociale.

Quelques soient les comportements de ces deux oppositions, le peuple Congolais et le peuple Burkinabé sont plus que jamais convaincus de leur victoire.

 

MCCD : La Voix du Peuple Libre

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