Internationale

Changement de constitution : les conseils du président sénégalais et le piège de l’Union Africaine au dictateur congolais

Sassou-Macky Sall

La chute du pouvoir de l’ancien homme fort du Faso, Blaise Compaoré, a créé une grande prise de conscience de certains dirigeants africains et occidentaux sur la volonté et la détermination du peuple africain à exiger la démocratie dans chacun des pays de l’un des plus grands et riches continents.

D’après nos sources, le président sénégalais Macky Sall en séjour à Oyo (village natal du général d’armée congolais), aurait demandé clairement au dictateur Denis Sassou Nguesso de « ne pas changer la constitution » afin de permettre à son pays une transition politique différente de celle que connait le Burkina Faso aujourd’hui; car d’après Macky Sall le présent climat politique international ne pourrait pas lui garantir une victoire dans cette aventure.

Le dictateur congolais aurait rassuré son invité qu’il devrait entamer dans les prochains jours des « échanges » avec ses collaborateurs et partenaires politiques afin de trouver des mécanismes qui permettent de conduire le Congo vers une issue politique consensuelle et négociée, garantissant la paix et la sécurité.

Selon les mêmes sources, Macky Sall était aussi porteur d’un message de l’Union Africaine qui, dans une sorte de sursaut d’orgueil tardif mais effectif s’est enfin mise en première ligne pour jouer les sauveurs de la démocratie burkinabé. En effet, l’institution africaine, très souvent qualifiée de syndicat des dictateurs africains aurait, dans son initiative d’aider les burkinabé à aller vers une transition civile comme le souhaite toute la communauté internationale, proposé au dictateur congolais de faire partie de la délégation des chefs d’Etat qui fera le voyage à Ouagadougou le mercredi 04 novembre 2014. Cette délégation serait composée  de Macky Sall du Sénégal, Goodluck Jonathan du Nigéria et John Dramani Mahama du Ghana.

Ce choix de l’Union africaine en la personne de Denis Sassou Nguesso aurait été justifié par le fait que le dictateur congolais, médiateur dans la crise centrafricaine, aurait appelé un certain nombre de dirigeants africains dont le nigérian afin de trouver une solution négociée avant le communiqué de Blaise Compaoré annonçant sa démission du pouvoir.

Sauf que d’après nos sources, le dictateur congolais qui aurait trouvé dans cette proposition « un vrai piège », aurait purement et simplement décliné l’offre. Comment expliquer qu’un homme qui aurait participé dans une mission de l’Union africaine exigeant le transfert du pouvoir à une personnalité civile consensuelle pourrait-il quelques mois après engager des débats dans son pays pour « le changement » de la constitution ?

Le dictateur congolais qui a toujours souhaité de tous ses vœux la réussite de son jumeau burkinabé, comme l’avait toujours souligné la Voix du peuple libre dans nombreuses de ses publications sur la nature de ces hommes ayant de mêmes préoccupations comme deux femmes enceintes, réalise-t-il que le vent a vraiment changé de camp ?

Même Macky Sall qui quelques semaines avant la chute de Blaise Compaoré, souhaitait hasardeusement dans une tribune sur Jeune Afrique, le maintien du président burkinabé, ne saurait s’aventurier à soutenir un général d’armées qui veut, non pas réviser la constitution, mais la changer complètement. Le despote congolais ayant la corde de notre peuple sur son cou, ne sait vraiment plus comment s’en sortir de cet étouffement. Alors qu’il est conscient que le seul moyen de reprendre un peu de souffle est de « renoncer purement et simplement » à ce projet morbide et suicidaire de changement de constitution.

A lui le choix s’il tient encore à un minimum de sens. Sinon il se retrouvera comme son ancien jumeau dans une villa isolée quelque part dans un autre pays africain ou en Asie.

Notre peuple n’a qu’une seule exigence : « la fin de la dictature immonde qu’il a installée ».

MCCD : La Voix du Peuple Libre

3 comments on “Changement de constitution : les conseils du président sénégalais et le piège de l’Union Africaine au dictateur congolais

  1. Philosophie – le Congo ne sera pas détruit ou submergé avant 2016/2025 par Denis Sassou Nguesso, ses nombreux enfants adultérins, son clan au pouvoir et dignitaires Nord/Sud serviteurs volontaires du chaos – mais par les congolais ou le peuple souverain (99% d’entre nous) qui les laisse faire.

    Ceci est un cas de reprise de conscience et d’esprit libre, tel qu’ont vécu les pionniers de l’indépendance du Congo Brazzaville.

    Tant qu’à se se battre contre l’avilissement général perpétré dans l’espace et le temps par ses forces du mal.
    https://www.youtube.com/watch?v=dF9N4iqJz4c

  2. PHILOSOPHIE !

    Un intellectuel est une personne dont l’activité repose sur l’exercice de l’esprit, qui s’engage dans la sphère publique pour faire part de ses analyses, de ses points de vue sur les sujets les plus variés ou pour défendre des principes ou valeurs plus ou moins partagées.

    Que vous soyez intellectuel ou philosophe – avoir toujours de la conscience au dessus de l’appartenance – la liberté de conscience ! Au cœur des enjeux de la raison ou de la conscience humaine – je définis, l’individu ou le citoyen, le droit, la défense des institutions, la société et la civilisation.

    http://congo-objectif2050.over-blog.com/2014/11/sanellie-tamba-tamba-et-isidore-aya-tonga-constitution-modification-ou-changement.html

  3. Le congo a déjà connu des situations chaotiques depuis 1960. Je ne pense pas que le Président Denis Sassou puisse mettre le minimum de sa crédibilité Interrnationale pour se maintenir au Pouvoir.
    J’ai la certitude que le chef de l’état vas partir par la grande porte, il n’y aura ni guerre, ni chao Congo.
    La porte est grandement ouverte pour le chef. Par contre les hommes et les femmes ne manquent pas dans notre pays. Ce serais mieux qu’il y ai un homme de consensus pour diriger le congo. Pas quelqu’un qui sortira de néant, mais un homme de consensus. Bonne chance pour le congo de MARIEN Ngouabi.

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