Internationale

Changement de constitution : Le message clair de François Hollande à Denis Sassou Nguesso enflamme le Congo profond

François Hollande-entretien changement constitution

Le président français, François Hollande a accordé le jeudi 27 novembre 2014 l’un de ses entretiens les plus suivis en Afrique à l’instar de celui qu’il avait accordé le 11 janvier 2013 annonçant « l’intervention des militaires français au Mali » pour contrer l’offensive des terroristes contre le peuple malien.

D’après nos sources, François Hollande a été suivi dans la quasi-totalité des villes et villages congolais. Certains se seraient retrouvés en petits groupes de 10 ou 15 pour suivre le président français. C’était le cas à Makabana, Ouesso, Nkayi, Dolisie, Kinkala, Massembo Loubaki, Kimbouéndé, Sibiti, Mayéyé, Mossendjo, Mossaka, Pointe-Noire, Brazzaville, Komono, Moyondzi, Yaya, Owando, Makola, Madingou, Loutété où nos sources nous ont certifiés que certains habitants s’étaient rassurés quelques heures avant, pouvoir capter RFI et suivre cet entretien.

Pour cause, l’information passée quelques jours sur RFI et relayée par les réseaux de communication des combattants pour la liberté, annonçait que le président Français devait être questionné sur la brulante question de révision/modification/changement  des constitutions en Afrique.

En adressant un message dans les termes aussi clairs qui soient à Denis Sassou Nguesso, le président français était-il informé par les services secrets qu’il était suivi même dans les fins fonds des villages congolais ?

A la question du journaliste qui lui demandait « la position de la France » sur la modification ou le changement des constitutions ? Voilà ce que répond le président français : « Quand on fait voter des peuples pour des Constitutions à travers des référendums, on ne peut pas les modifier impunément. Quand un chef d’État reste plusieurs mandats de suite, et qu’à un moment il est fixé une limite d’âge ou il est fixé un nombre de mandats qui ne peut pas être dépassé, il ne peut pas en être décidé autrement. C’est ce qui s’est passé au Burkina ».

A moins d’être un habitant de la « comète Tchouri » où s’est récemment posé le robot européen Philea, pour ne pas comprendre (comme Pierre Ngolo, secrétaire général du PCT) que la réponse du président français prend en compte tout le contenu des trois conditions qui asphyxient le dictateur Denis Sassou Nguesso. Car le général d’armées Denis Sassou Nguesso a fait voter le peuple congolais pour une constitution taillée sur mesure, à travers un référendum le 20 janvier 2002, soit cinq ans après sa victoire militaire. Bien que taillée sur ses mesures, cette constitution contient néanmoins des dispositions qui rappellent au général d’armées que « lorsqu’on veut abandonner son uniforme militaire et porter une tenue civile en voulant se passer pour un démocrate », il y a quelques conditions à remplir : « Ne pas rester plusieurs mandats de suite » et « Ne pas dépasser l’âge de 70 ans ».

Afin de comprendre mieux la réponse du président français, le Noyau politique du MCCD a analysé le contenu des articles qui  interdisent la révision ou la modification des constitutions dans tous les pays concernés. Et le moins que l’on puisse le dire, SEULE la constitution congolaise du 20 janvier 2014 contient ces dispositions en ses articles 1, 57 et 58.

Il est donc clair qu’en répondant de la manière la plus claire qui soit, François Hollande a tenu à adresser directement un message au dictateur congolais Denis Sassou Nguesso, tout en disant au peuple congolais qu’il a compris « combien le peuple africain était plus que jamais attaché à la démocratie ».

A écouter attentivement le président français, le Noyau politique du MCCD se pose la question de savoir si celui-ci « n’a vraiment pas pris le temps de lire la constitution et comprendre le contenu de la constitution congolaise » ?

 D’après nos sources, l’entretien du président français qui aurait permis à RFI d’enregistrer à ce moment un pic d’audiences en Afrique, a été enregistré par nombreux Congolais. Nombreux sont ceux de nos réseaux qui ne cessent de nous prier de leur faire parvenir cet entretien vidéo. Chose qui a d’ailleurs déjà été faite.

Bien qu’étant conscient du fait que cet entretien ne sonne pas pour autant la fin de la dictature Denis Sassou Nguesso, le Noyau politique du MCCD ne peut s’empêcher de saluer « la constance, l’audace et l’humanisme » dont fait montre le président François Hollande depuis son élection en respect du contenu du 58ème engagement de son projet, « sans quoi le Mali serait tombé sous le contrôle des terroristes et le mari aurait connu un génocide ».

MCCD : La Voix du Peuple Libre

2 comments on “Changement de constitution : Le message clair de François Hollande à Denis Sassou Nguesso enflamme le Congo profond

  1. Comment penser en dix actions concrètes – la période de transition démocratique post régime politique tyrannique Denis Sassou Nguesso?

    Par exemple la 2eme action concrète sur 10 !
    Les critères de choix des candidats au poste de Président de la période de transition seront les suivants: avoir un nom de famille 100% congolais – être né de parents 100% de nationalité congolaise – savoir parler au-moins une langue nationale – être âgé(e) d’au-moins 45 ans – avoir fait preuve de « dignité morale » – avoir été un vrai résistant à la dictature Denis Sassou Nguesso II – ne pas être membre d’une organisation secrète intérieure ou extérieure – n’avoir jamais été membre du pouvoir ou des gouvernements successifs Sassou Nguesso I et II – avoir au moins un niveau d’éducation universitaire – avoir un sens patriotique – avoir exercé des missions ou des fonctions professionnelles politiques ou publiques de haute importance nationale ou internationale – avoir déclaré son patrimoine – n’avoir jamais été mêlé aux affaires de coups d’état, d’assassinats politiques, de crimes de masse ou contre l’humanité – n’avoir jamais été mêlé dans les affaires de détournements de deniers publics, de biens mal acquis – accepter sans condition, les poursuites judiciaires ou pénales de Sassou Nguesso et de ses anciens dignitaires du pouvoir impliqués dans les affaires de népotisme, de concussion de biens mal acquis, de détournements des deniers publics, des accords commerciaux illicites (crime économique), de violence, de barbarie, des assassinats politiques, de crimes de masse, de crime contre l’humanité, etc.
    A lire dans le blog: congo -objectif2050

  2. Sassou est l,incarnation même du diable. Mais je crois bien qu,il est conscient que son comportement est en train de préparer l,extinction de l,ethnie moches à cause de tout le mal qu,ils sont de faire aux autres congolais . Ndengue sera le premier à payer

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