Internationale

Bruits de bottes Françaises à Bangui: Une corde au cou de Michel Djotodia ?

Centrafrique-militaires Français à Bangui

D’après plusieurs sources, la France aurait commencé à renforcer sa présence militaire à Bangui. Annoncé depuis plusieurs semaines, le déploiement des militaires Français à Bangui devait se faire après le vote par l’ONU d’une résolution. Sauf que plusieurs analystes se posent la question sur de réels « enjeux » de cette intervention militaire Française, au regard de la célérité avec laquelle les derniers événements se produisent. Afin de comprendre ces enjeux et tenant compte de l’importance de ce conflit sur la situation politique et sociale du Congo et de la sous-région, le noyau politique du MCCD a cherché à filtrer l’information de ses sources diplomatiques. Présentée comme une chance pour, d’une part, arrêter des exactions contre les populations commises par des miliciens musulmans de la Séléka ayant porté l’actuel homme fort de Bangui au pouvoir,  et d’autre part, éviter le génocide en vue, la présence militaire Française serait aussi une pression faite sur Michel Djotodia, qui serait tenté de saboter les accords de Libreville et rester longtemps au pouvoir. Le fait qu’il n’ait pas été personnellement invité de prendre part au sommet de l’Élysée qui se tiendra les 6 et 7 décembre prochains, en dit long. Alors que le thème principal de ce sommet est « la sécurité en Afrique » et particulièrement en « Centrafrique », nombreux ne comprennent pas comment le premier responsable, arrivée au pouvoir par les armes ne prendrait-il pas part à un tel sommet. L’on n’a pas besoin d’une grande expérience en relation internationale, pour comprendre que les jeux ont déjà été faits dans ce conflit. Et le choix de la France et de la communauté internationale sur la période post-transition a déjà été fait. Pire, la priorité de la capitale « Bangui » par les militaires Français, alors que des exactions se passent plus à l’intérieur du pays, confirme cette thèse.

Selon l’AFP, cité par Jeune Afrique, « quelques rotations d’avions militaires Français auraient lieu ces dernières heures, venant surtout du Gabon, pour acheminer du matériel » et « de nombreux véhicules de patrouilles et de transport de troupes seraient arrivés du Cameroun par la route et auraient directement été conduits au camp militaire M’Poko »- la base de la force Africaine en Centrafrique.  Des sources diplomatiques, l’ambassadeur Français  en Centrafrique, Serge Mucetti, aurait été rappelé cette semaine pour rejoindre la France très prochainement et ne retournerait pas à Bangui. En analysant cette photo de Fabius au palais de Bangui, l’on peut comprendre l’ambiance dans ce salon et le choix du chef de la diplomate Française.

Par ailleurs, le comportement du dictateur Denis Sassou Nguesso, médiateur autoproclamé dans ce conflit intrigue de nombreux observateurs. Le 22 novembre dernier, un de ses vieux lieutenants, et par moments « ennemi » pour des raisons familiaux et/ou sentimentaux, le général Jean Marie Michel Mokoko, a été désigné « chef de la Misca », par la  commission de l’Union Africaine, après consultation de la CEEAC (Commission Économique des États de l’Afrique Centrale). Et dans le même temps, il recevait pour la énième fois, l’homme fort de Bangui. Il y a quelques semaines, il effectuait une visite officielle au Qatar, avec signature de quelques accords secrets. Tenant compte des accointances que l’homme fort de Bangui a avec ce pays, nouveau promoteur de l’islam dans le monde, à qui il demandait dans une correspondance confidentielle aux heures chaudes de sa rébellion, de l’aide financière et logistique, nombreux se posent des questions sur les dessous du comportement de l’homme de Mpila. Serait-il dans la stratégie de diversion de Michel Djotodia ? Ou serait-il dans la logique du soutien d’un ami aux abois connaissant plus ou moins le même sort que lui ? La deuxième hypothèse nous parait la plus plausible, au vu du rejet de sa personnalité par de nouvelles autorités Françaises et de nombreux palais occidentaux. D’ailleurs, une métaphore Africaine nous enseigne ceci « Une femme enceinte a pour amie directe, une femme enceinte »

MCCD : La Voix du Peuple Libre
Centrafrique-Fabius à bangui

One comment on “Bruits de bottes Françaises à Bangui: Une corde au cou de Michel Djotodia ?

  1. Le dictateur sassou par ici, le dictateur sassou par là ! Sassou multiplie les sorties ces derniers temps croyant ainsi devenir incoutournable sur l’échequier africain. Pour se debarrasser d’une dictateur, il existe une arme efficace, le soulement populaire et pacique. Dans le cas du congo, l’insurrection populaire serait la bienvenue pour se debarrasser définitivement du criminel dénis sassou nguesso, coupable des crimes contre l’humanité.

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