Internationale

Biens mal acquis : et si la renonciation était la meilleure solution pour les accusés ?

8. een van de vele huizen van Sassou

Dans la brulante affaire des « Biens mal acquis », deux juges enquêtent depuis 2010 sur les conditions d’acquisition d’un colossal patrimoine immobilier et mobilier en France, de trois chefs d’Etat africains : le dictateur congolais Denis Sassou Nguesso, l’Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema et le gabonais feu Omar Bongo Ondimba, disparu en 2009.

D’après nos sources, Obiang Teodorin Nguema, le fils cadet du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, aurait conclu un accord avec la justice américaine pour renoncer à 10% (30 millions de dollars) du total de ses avoirs aux Etats-Unis estimés à 300 millions de dollars. Ce qui lui permettrait donc de conserver une grande partie de son patrimoine mal acquis sur le territoire américain, grâce à la corruption et au blanchiment d’argent.

Dans cet accord, il y est d’ailleurs fait état de la conduite à tenir vis-à-vis de Teodoro Obiang père qui devra être empêché de « dissimuler aux Etats-Unis tout argent volé ».

Loin de soutenir cet accord incompréhensible, vu le faible pourcentage des biens renoncés, le Noyau politique du MCCD se pose la question de savoir : « si la renonciation totale de ces biens mal acquis, ne serait finalement pas la meilleure solution pour les accusés ? ».

Prenons le cas du dictateur congolais dont plusieurs documents audio, vidéo et écrits disent clairement qu’il possèderait plus de 112 (cent douze) comptes bancaires, plus de 139 (cent trente neuf) appartements rien que sur le territoire français. Alors qu’une solution de « renonciation à tous ces biens mal acquis » qui lui pourrissent la vie aujourd’hui est possible, il préfère payer trop cher, des avocats internationaux qui feront finalement de lui l’un des pires méchants contre son propre peuple, le jour qu’il ne sera plus au pouvoir. Nous avons déjà assisté au cas du dictateur zaïrois « Mobutu » dont les mêmes lobbies à qui il distribuait fièrement les richesses du peuple, avaient témoigné dans un filmé faisant de lui « le roi du Zaïre ».

Rappelons que des 30 millions obtenus de la vente de ces biens, les Etats-Unis ont décidé de reverser « 20 millions » à une ONG en Guinée Equatoriale et « 10.3 millions » en guise d’amende à redistribuer au peuple équato-guinéen suivant la législation. Quelle législation ? Appliquée et respectée par qui ?

Et si le dictateur Denis Sassou Nguesso qui préfère distribuer des « miettes » aux fanatiques et affamés qui vont scander son nom toutefois qu’il vient se pavaner en France, décidait de « renoncer à tous ces biens mal acquis » ? En disant clairement aux juges français qu’il accepte et demande que la totalité de ces biens mal acquis reviennent à qui de droit : le peuple congolais. Et qu’une partie des revenus de la vente de ces biens mal acquis servent finalement aux étudiants congolais en France, « avenir du Congo de demain ». 

Le Noyau politique de la Voix du Peuple Libre rappelle que les dirigeants congolais de l’époque où l’Amour du Congo primait sur l’égoïsme et l’individualisme, avaient acheté un immeuble en France appelé « La Mecque » et mis à la disposition des étudiants congolais. Tout le monde sait quels sont les dirigeants qui avaient cyniquement décidé de vendre cet immeuble, « trésor national » en plein Paris. Et pire, quelles raisons les avaient motivés de vendre un tel bien « Bien acquis » mis à la disposition du peuple.

Croyant en la métaphore : « l’homme est perfectible et non statique », le Noyau politique du MCCD espère que le dictateur congolais Denis Sassou Nguesso fasse montre de la perfectibilité et non du statique, afin qu’il renonce au paiement inutile des avocats pour chercher à justifier son non enrichissement illicite.

La confirmation il y a quelques jours, de la mise en examen d’un de ses sbires, Norbert Dabira, par la justice française devrait, espérons le, lui faire comprendre que « l’argent ne suffit pas pour résoudre tous les problèmes et surtout pas pour corrompre tout le monde ». 

MCCD : La Voix du Peuple Libre

5 comments on “Biens mal acquis : et si la renonciation était la meilleure solution pour les accusés ?

  1. On prends tous ceux qui ont lamentablement échoué, collaboré, tué, spolié, somaliser le peuple depuis presque 30 ans et on recommence.

    Au nom de l’unité nationale oubliant le passé et le présent – quel pays ou congo de merde? c’est à peu près cela !

    L’avenir ou le futur est par définition, l’histoire, le présent et la réalité qu’on zappe (zapping) ou qu’on ignore.

    Par conséquent, un état qui ne punit pas ses criminels politiques (haute trahison, assassinats politiques), économiques (concussion, népotisme, biens mal acquis) et sociaux (viols, actes de barbarie, tortures, crimes de masse, crime contre l’humanité, homicides).

    C’est un état qui, inéluctablement s’enfonce et s’enfoncera toujours dans le non-droit, la loi du plus fort, l’impunité et dans la dé-civilisation.

    Oui, l’inégalité entre couche sociale, tradition, culture, société et civilisation n’est pas fondée sur la nature.

    Elle réside dans l’éducation ou l’information qu’on donne à l’individu ou plutôt dans celle qu’on lui refuse.

    Ceci est un cas de prise de conscience universelle au niveau philosophique, politique, économique, social, culturel, environnemental et sociétal !

  2. Civilisation et société: l’instinct animal ou comment penser ou repenser la liberté?

    Si la liberté est l’absence de toute règle et de toute contrainte, alors l’animal est libre. Mais ce raisonnement n’a qu’une apparence de vérité: le comportement d’un animal est en fait dicté par son instinct, de sorte que l’animal ne peut pas s’empêcher d’agir comme il agit.

    Au Congo Brazzaville du tyran Denis Sassou Nguesso par exemple: le dictateur commande, le sujet congolais obéit. Les citoyens congolais sont-ils dans la signification de l’instinct animal?

    L’instinct commande, l’animal obéit : loin d’être le modèle de la liberté, l’animal est l’incarnation d’une totale servitude à la nature. On ne peut parler de liberté que pour un être qui s’est affranchi du déterminisme naturel.

    Pour être libre, il faut pouvoir choisir de faire ou de ne pas faire. Seul donc un être qui s’est débarrassé de la tyrannie des instincts peut remplir les conditions minimales de l’accès à la liberté.

    Emmanuel Kant soutient que c’est précisément là le rôle de l’éducation: elle a pour but premier de discipliner les instincts, c’est-à-dire de les réduire au silence pour que l’homme ne se contente pas d’obéir à ce que sa nature commande.

    S’il suffisait d’obéir aux lois pour être libre, alors les sujets d’une tyrannie connaîtraient la liberté. Pour Jean-Jacques Rousseau, la seule solution à ce problème à la fois politique et moral, c’est que je sois aussi l’auteur de la loi à laquelle je me soumets. Et vous, Sassou Nguesso?

  3. ANTHROPOLOGIE, SOCIÉTÉ, NOUVELLES SYNTHÈSES ET CIVILISATION NOUVELLE !
    A deux pas de la chute de la dictature la plus immonde du continent noir de ce début XXIe siècle en Afrique noire: Rendez-vous dès l’été 2015 à Paris ou à la station du tramway Parisien « Rosa Parks » – c’est près ou plus de 230.000 manifestants participants au meeting de la civilisation nouvelle.
    En savoir plus en musique de Pascal Obispo  » Rosa Parks » une station de Tramway entre la cité des sciences et de l’industrie, Paris19eme et la porte de la Chapelle – Paris France !
    Tapez sur google: congo-objectif 2050.

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