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Barack Obama:une réussite historique victime d’Obamaphobie ?

Barack Obama

Le 04 novembre 2008, le monde assistait à l’élection historique de Barack Obama, premier président américain d’origine africaine. Considérée mondialement historique, cette journée représente à elle seule l’aboutissement de plusieurs décennies de combat pour la reconnaissance et le respect des droits civiques de la communauté afro-américaine, dont Rosa Parks, Malcom X, Martin Lutter King et bien d’autres représentent des symboles.

Sauf qu’après cette élection, pacifiquement imprimée par un « prix Nobel », certains médias et analystes se sont lancés dans une campagne de dénigrement et de critiques de l’homme qui aura hérité de l’économie de la première puissance mondiale au bord de la faillite avec plus de 10% de chômage et d’une situation mondiale catastrophique avec le terrorisme régnant en maître.

En dépit de toutes ces critiques infondées, le nouveau élu marque son emprunte d’homme d’ouverture et de dialogue en nommant sa rivale aux primaires démocrates, Hilary Clinton, au poste de Secrétaire d’Etat. Ensuite, il envoie tour à tour un message de dialogue et de paix aux israéliens et palestiniens dont les négociations sont totalement mortes par 8 années de politique de George Bush junior, et une main tendue aux iraniens à qui il demande de rejoindre la table de négociations sur le nucléaire. Emprunte confirmée lors de ses discours du Caire et d’Accra, appelant les peuples opprimés de travailler pour leur liberté et demandant aux dictateurs africains de promouvoir la construction d’institutions fortes et non d’hommes forts. Messages qui auront d’ailleurs contribué à la prise de conscience de nombreuses sociétés arabes et ayant ainsi conduit au « printemps arabe ».

Bien que le dossier israélo-palestinien n’ait pu à ce jour connaitre de grandes avancées, l’on peut noter que grâce à sa main gardée tendue, ce malgré la pression de l’actuel gouvernement israélien, le dossier iranien connait de grandes avancées dont les derniers développements sont considérés par de nombreux observateurs comme historiques dans les relations américano-iraniennes.

Le retrait, comme il l’avait promis, de l’armée américaine de l’Irak, la mort du chef terroriste Ben Laden, l’unité avec les pays européens, peuvent être considérés comme certains des faits historiques qui marquent bien la réussite de la politique internationale apaisée et dans le rassemblement de Barack Obama au dépend de la politique arrogante et solitaire des 8 années avant son élection.

Sur le plan national, la reprise de la croissance de l’économie américaine, le vote de la loi phare « Obamacare » permettant de garantir une assurance maladie à de millions d’américains, la réduction du chômage à 5%, soit le plus faible pourcentage depuis plusieurs années, la renaissance des Etats autrefois en faillite, ne peuvent qu’être considérés comme des preuves de réussite d’une politique nationale sanctionnée par une brillante réélection en 2012. Réussite qu’il vient de confirmer ce vendredi 21 novembre 2014 par la signature d’un décret permettant la régularisation sous certaines conditions de plus de 5 millions d’immigrés sans papiers. Promesse de campagne tenue.

Malgré cette réussite, de nombreux opposants sinon « obamaphobes » n’ont cessé de trouver de faux arguments pour essayer de démontrer l’échec de la politique du premier président américain d’origine africaine, au point où mêmes les dernières élections sénatoriales auxquelles il n’a jamais été candidat ni battu campagne, sont présentées comme son échec. Alors que des candidats de son propre camp, trompés par de fausses analyses ont décidé de battre campagne sans mettre à profit sa réussite.

Certains tentent de justifier que la croissance américaine ne profite pas aux pauvres. Et pire, la diminution de taux de chômage n’aurait pas encore permis à plusieurs travailleurs de sortir du seuil de la pauvreté; car les salaires n’auraient pas pour autant augmenté et les inégalités entre couches sociales existent toujours. Quelle farce ? Comment pourrait-il en être autrement dans un pays où l’égoïsme social est roi et reste le principe ?

Sur le plan international, certains médias et lobbies présentent le « prix Nobel de la paix 2009 », comme étant faible, parce qu’il ne serait pas un va-t-en-guerre. Son principal rival, le président russe Vladimir Poutine est même élu « l’homme le plus fort de la planète ». Alors que dans le même temps, l’on assiste à l’humiliation de l’homme fort qui tantôt n’est pas convié à des rencontres internationales, sinon les quitte précipitamment et furtivement s’il y est convié. La dernière en date est son départ précipité lors du dernier sommet en Australie. Alors que dans le même temps, la communauté internationale, sous l’impulsion du président américain, statuait sur les stratégies de guerre contre le terrorisme. Et tout se passe sous l’œil du grand chinois, très souvent présenté comme plus proche de la Russie.

Loin de jouer à l’Obamaphile, le Noyau politique du MCCD a jugé nécessaire de saluer l’action du premier président américain d’origine africaine, dont la fermeté et la constance pour la non modification des constitutions ont contribué à l’assurance du peuple africain et à l’affaiblissement des dictateurs.

Le Noyau politique du MCCD espère que le peuple congolais bénéficie du soutien total de l’administration Obama dans son exigence du « Non changement de la constitution » et de la fin de la dictature immonde incarnée par le général d’armées Denis Sassou Nguesso, comme cela a été le cas au Burkina Faso.

MCCD : La Voix du Peuple Libre

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